Clairement favori du 50m nage libre des Championnats de France de Saint-Raphaël, Frédérick Bousquet, sacré sur 50m papillon mardi, a tenu son rang en finale. Malgré une mise à l'eau moyenne, le Marseillais, vice-champion du monde de la spécialité, s'est finalement imposé en 21"71, soit la meilleure performance mondiale de la saison sur la distance, et a conservé son titre national.
Ils sont deux à avoir nagé sous les 22 secondes, puisque l'autre Marseillais de la finale, Fabien Gilot, a pris la 2e place en 21"97. En manque de repères et de préparation, Alain Bernard a complété le podium en 22"08, soit 0"04 de moins seulement qu'en demi-finale (22"12). Auteur du meilleur départ, Amaury Leveaux (Lagardère Paris Racing), vice-champion olympique à Pékin, a terminé au pied de celui-ci, en 22"11. Ces quatre hommes se sont assurés un ticket individuel sur l'aller-simple pour les Championnats d'Europe de Budapest cet été (du 9 au 15 août). Pour cela, il fallait nager sous les 22"37. "J'avais à coeur de confirmer mon statut de meilleur français sur le 50m et de nager sous les 22 secondes. Ce chrono est vraiment bon. Je suis content. Je suis un peu crispé sur le début de course et ça se voit sur la fin aussi où je suis un peu écrasé", a commenté Frédérick Bousquet au micro d'Eurosport et sous les yeux de sa compagne Laure Manaudou, présente dans les tribunes.
Sur 100m dos, le titre est revenu à Camille Lacourt. En 53"29, le nageur de Marseille a facilement devancé Jérémy Stravius (Amiens) et Eric Ress (Antibes), qui ont respectivement nagé en 54"22 et 54"62. Déception, en revanche, pour Benjamin Stasiulis (Lagardère Paris Racing), seulement 4e en 55"10. Lors de la finale du 100m brasse, Hugues Duboscq n'a pas tremblé pour s'adjuger le 11e titre national de sa carrière. Le Havrais, qui a nagé en 1'00"95 en finale, a devancé le Britannique Kristopher Gilchrist (Lagardère Paris Racing - 1'01"44) et Giacomo Perez Dortona (Marseille - 1'02"00). Dominatrice en séries puis en demi-finale, Aurore Mongel (Mulhouse) sera la grande favorite de la finale du 200m papillon jeudi.



Reuters






















Voilà la natation comme on l'aime qui n'est plus gangrainée par des chronos artificiels.Le 14/04/2010 à 19:02