Natation - Chpts de France
11/04/2010 - 15:30Bousquet : "Je suis affûté"

Le triple médaillé des Mondiaux 2009, Frédérick Bousquet, meilleur Français cette saison, aborde avec confiance son "premier vrai gros test de la saison", les Championnats de France de Saint-Raphaël, de mardi à dimanche, sélectifs pour les Championnats d'Europe cet été à Budapest.
FREDERICK BOUSQUET, vous êtes papa depuis quelques jours. Souhaitez-vous en parler?
F.B. : C'est un sujet que je préfère ne pas aborder. Pour le moment, c'est vraiment quelque chose que je souhaite vivre plus que d'en parler.
Comment abordez-vous le rendez-vous varois?
F.B. : C'est mon premier vrai gros test de la saison. Je me suis reposé, je suis affûté. J'espère réaliser de bons chronos là-bas. Je serai satisfait si je me qualifie sur les quatre courses (50 m et 100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon) pour les Championnats d'Europe et je serai pleinement satisfait si je gagne les quatre courses!
Ces Championnats s'annoncent difficiles avec l'absence des combinaisons et des critères de temps exigeants à réaliser dès les séries du matin...
F.B. : Je suis de ceux que les chronos embêtent plus qu'autre chose. M'obliger à réaliser des performances dès le matin alors qu'on est aux Championnats de France... Forcément, c'est dans le but de recréer l'atmosphère des Championnats d'Europe où il faudra aller très vite dès le matin. Je suis d'accord dans cette optique-là mais ce ne sont que les Championnats de France et on doit les aborder différemment des Championnats d'Europe. Je ne suis pas un grand fan de devoir réaliser les temps dès les séries.
Faut-il s'attendre à peu de records de France?
F.B. : Il y en aura peu! Peut-être même zéro ! On s'y attend déjà. Il va falloir compter avec une natation française et même mondiale sans record pendant quelque temps. Ca ne va pas enlever d'intérêt aux courses, parce que les athlètes seront les mêmes dans l'eau et l'adversité n'en sera que décuplée. Je nage pour être numéro un et même si le titre de nageur le plus rapide au monde a beaucoup de valeur à mes yeux, la victoire a toujours plus de valeur.
Quel souvenir gardez-vous des Championnats de France de Saint-Raphaël en 2007?
F.B. : Je n'en ai pas un bon souvenir. 2007 était une année décevante. Les Championnats du monde, juste avant, s'étaient déjà mal passés. A Saint-Raphaël, ça a été encore plus difficile. Ca a été l'éclosion d'Alain (Bernard) qui a été très difficile à accepter dans un premier temps surtout que, moi, j'étais en position d'échec à ce moment-là. Je ne me sentais pas capable de me battre à armes égales.
Cette fois, vous arrivez avec le statut de N.1 français...
F.B. : Cet hiver, Alain avait décidé de faire l'impasse sur les compétitions. On n'a pas vraiment pu se comparer. Je me suis pas vraiment dit que j'allais arriver avec le statut de favori. Même si j'ai le premier temps sur 50 m, je ne l'ai pas sur 100 m et en plus au 100 m, on est tous plus ou moins dans un mouchoir de poche.
Comment considérez-vous cette année où la seule échéance importante n'est pas mondiale mais européenne?
F.B. : C'est une année hyper-importante. Je la considère comme charnière pour les Jeux de Londres en 2012. Il y a beaucoup d'athlètes qui font l'erreur de se relâcher un peu car l'objectif principal n'est que dans deux ans. Moi, je suis vraiment en attente des Championnats d'Europe. Le niveau européen en sprint est extrêmement élevé. Aux Mondiaux à Rome, la finale du 100 m est à plus de 50 % européenne. Pareil sur le 50. C'est un gros rendez-vous pour nous. Il va y avoir une très grosse confrontation avec les sprinteurs russes notamment, montés en puissance l'été dernier.















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