La notion de temps n'a désormais plus la même valeur. L'espace de quelques semaines la déferlante a surgi comme un tsunami dans tous les bassins du monde. Dans l'intimité des championnats du monde en petit bassin de Manchester, la combinaison speedo fait jaser. Plus encore, elle agace désormais.
Impossible d'y retrouver une performance significative tant l'aide de cette combinaison ne fait plus l'ombre d'un doute. Mercredi, Kirsty Coventry avait effacé des tablettes le record du monde du 400m 4 nages. Jusque là, rien de bien révolutionnaire. Mais voici que la nageuse zimbabwéenne a remis ça de façon trop magistrale pour être vrai en finale du 200m dos.
Sans mettre en avant de quelconques doutes sur les capacités de cette nageuse hors du commun, son nouveau record du monde sur 200m dos laisse perplexe. En un peu plus de deux minutes (2'00"91), elle met une claque au précédent record de la Japonaise Nakamura (2'03"24). Record qui ne datait que du mois de février dernier. Derrière le raz de marée Coventry, quatre nouveaux records du monde sont tombés ce vendredi. Celui du 50m papillon dames, du 50m nage libre hommes, du 200m 4 nages hommes ainsi que celui du relais 4x100m 4 nages dames. Ouf !
Que fait la FINA?
Comment croire alors que les nageurs aient pu d'un seul coup devenir des piranhas dans l'eau voire même des anguilles filant à vive allure au point de battre record sur record. Dans une compétition où l'on a tôt fait de regretter l'absence des meilleurs nageurs du monde, Kirsty Coventry vient jeter un nouveau pavé dans la mare en explosant ce record.
La FINA, déjà bien mal intentionnée d'avoir programmé ce championnat du monde à cette époque de la saison, va devoir désormais redonner de la crédibilité à sa natation. Une seule solution semble tenir la route, mettre fin à la mascarade représentée par la combinaison utilisée actuellement, afin de redonner du crédit à un sport qui nage en plein marasme.



AP





















