Jérôme Fernandez (handball), Yannick Agnel (natation), Ugo Legrand (judo), Jean-Michel Lucenay (escrime), Steeve et Christophe Guénot (lutte gréco-romaine) partagent avec vous leur journal de bord et leurs ambitions olympiques d'ici aux Jeux de Londres (27 juillet - 12 août 2012).
Souvenirs européens
Par Jérôme FERNANDEZ
Bonjour à tous,
L'Euro débute dimanche en Serbie. L'Espagne, un des favoris à la victoire finale, sera notre premier adversaire lundi. Avant notre entrée en matière, je vous propose d'évoquer mon expérience dans cette compétition.
MON PREMIER EURO :
C'était à Bolzano, en Italie, en 1998. J'avais 21 ans et je portais le maillot de Toulouse depuis un an. Le souvenir est mitigé. Je me rappelle que cela avait été beaucoup de stress, d'appréhension car j'évoluais avec des joueurs fantastiques à côté de moi et je n'imaginais pas, dès mes premières sélections, participer à une grande compétition internationale. En plus, il y a eu la blessure de Marc Wiltberger qui a fait que je me suis retrouvé seul à ce poste d'arrière gauche, avec énormément de responsabilités, alors que je n'avais pas forcément les épaules assez larges pour assumer ce genre de choses.
De souvenir, je dirais que je n'ai pas été trop mauvais sur la compétition. Mais j'avais trop de lacunes au niveau tactique et pas assez d'expérience avec ce groupe pour qu'on fasse de belles choses. Je n'ai pas le souvenir de mon premier match, je ne me rappelle même pas de l'adversaire, mais je me souviens juste qu'on avait terminé 7e après avoir battu la Croatie pour un match de classement. Sur l'ensemble de la compétition, j'avais marqué une quarantaine de buts avec un pourcentage de tirs plutôt correct. Mais au niveau collectif, ça ne tournait pas bien.
MON MEILLEUR SOUVENIR :
Sans contestation possible, l'Euro 2006. En Suisse, j'ai été très bon sur tous les matches que j'ai disputés. En plus, c'est à ce moment-là que j'ai commencé à évoluer au poste d'arrière droit - une première pour moi - mais je me suis bien débrouillé et me suis senti très bien. Au niveau collectif, on dégageait une puissance et une maîtrise fabuleuses. A titre personnel, j'ai pris un pied monstrueux. Dans tous les domaines. C'est là qu'on a pris conscience qu'on pouvait commencer à marquer l'histoire de notre sport. Avec le Mondial 2009, c'est peut-être ma meilleure compétition avec l'équipe de France. Cet Euro m'a surtout permis de m'inscrire dans la durée avec les Bleus, car mes performances ont légitimé ma présence. Alors que j'aurais pu être barré très vite par Nikola ou Daniel sur le poste d'arrière gauche.
MON PLUS MAUVAIS SOUVENIR :
Il y en a plusieurs. Mais si je devais en extirper un, je dirais peut-être l'Euro 2000. Le jour du départ pour la Croatie, je me brûle au 3e degré en prenant ma douche et dois déclarer forfait pour l'épreuve. Ensuite, je pense aussi à l'Euro 2004, en Slovénie, où je me blesse à la main droite contre la Serbie-Monténégro. On avait une équipe pour faire un bon résultat. Enfin, sur une compétition sur laquelle j'ai évolué du début à la fin, l'Euro 2002 a été une expérience assez pénible. En Suède, on avait les moyens d'accéder au dernier carré et la formule a fait qu'on s'est fait éliminer en cours de route.
Merci à tous pour votre fidélité et votre soutien.
Je vous donnerai des nouvelles régulièrement durant l'Euro.
A bientôt.
Jérôme























