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"Retrouver la confiance"
Quand on est confronté à l’échec de manière répétitive, le "mauvais jeu" s’installe et semble s’imposer mentalement de manière perfide aux joueurs. L’enjeu de chaque match et l’émotion qu’il génère, perturbe – y compris chez les meilleurs – les bonnes prises d’information, rend les décisions tant individuelles que collectives incertaines, voire peu pertinentes, et du même coup, la réalisation gestuelle devient inadaptée voire mauvaise. Même l’engagement physique dans le seul combat semble faible et pas conforme à l’enjeu, peu visible.
L’échec sportif sanctionne la performance qui ne répond plus à celle attendue. Les erreurs, les mauvaises réponses, tirent vers le bas le niveau de motivation et inhibent les éventuelles révoltes et initiatives. Ce type de comportement est d’autant plus perceptible pour des équipes qui au départ avouaient bien sûr avoir d’autres ambitions que de jouer dans la cour des mal placés. C’est le cas, à ce jour dans le Top 14, de quelques clubs qui pointaient l’objectif A, celui des 6 premières places. Ces clubs étaient considérés à fort potentiel, l’on ne les attendait pas dans le bas du tableau à cette période du championnat.
Ils ont du mal glaner des points et à gagner. Mais quand c’est le cas, et qu’enfin la victoire le temps d’un match leur sourit, que la confiance semble enfin s’installer, surgit la crainte du prochain match générateur des mêmes angoisses.
Retrouver la confiance qui permet de s’exprimer à son meilleur niveau de jeu, ne passe pas seulement par le résultat, ce serait voir la fin sans se donner les moyens. Il est préférable, me semble t-il, de rechercher la confiance utile dans le jeu qui dans des temps meilleurs avait conduit à de bons résultats et à de bonnes performance en terme de qualité de jeu . La rébellion ne passe pas par la révision à la baisse du jeu recherché, mais dans la capacité à se mobiliser sur une stratégie de jeu, sur des bases tactiques qui ont fait leurs preuves, et qui apparaîtra comme accessible à tous. Montpellier, qui s’est trouvé dans ce cas de figure durant tout le début du championnat, n’en a pas autant bradé – bien au contraire – le rugby qui en avait fait un finaliste la saison passée.
Facile à dire, pas facile à faire, car on sait pour un collectif comme pour chacun, que le capital doute/confiance fonctionne en synergie, et souvent insidieusement dans la difficulté en faveur du doute.
Logiquement, la valeur présumée des individualités qui composent ces équipes devrait permettre de passer du « verre à moitié vide au moitié plein ». Mais on sait aussi, que plus grands sont les artistes, plus le doute est envahissant dans un contexte de résultats défavorables, où il s’agit aussi de savoir ne pas prendre en compte le scepticisme ambiant en interne comme en externe, celui qui ne manque pas de s’installer. Le climat général, dans ce contexte, ne développe pas franchement en général une réactivité positive qui irradie ceux qui doivent agir, en l’occurrence les joueurs.
Je pense que ce sont bien eux, les joueurs, qui ont en main les clés de la métamorphose attendue. Le dilemme, ce serait que leur volonté de faire mieux, et elle est je n’en doute pas présente, se heurte à la peur de ne pas atteindre l’objectif B, ne pas descendre, et de fait, par rapport à celui-ci, d’avoir la crainte de se voir évaluer négativement. Il convient de savoir faire la bonne analyse et de, en retrouvant les motivations adéquates, s’enrichir des échecs pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.























"Cela tombe à pic..."Le 05/03/2012 à 09:08
Il l'a déjà été.Le 04/03/2012 à 21:05
Moins excellent.Le 04/03/2012 à 20:55
Excellent !!!Le 04/03/2012 à 20:53