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Dakar 2017 - La 9e étape de mercredi annulée "suite à un gigantesque glissement de terrain"

La 9e étape annulée "suite à un gigantesque glissement de terrain"

Le 10/01/2017 à 23:54Mis à jour Le 11/01/2017 à 00:55

DAKAR 2017 - Suite à un "gigantesque glissement de terrain" provoqué par les orages, la 9e étape du rallye (Salta - Chilecito), prévue mercredi, a été annulée par les organisateurs.

La 9e étape du Dakar 2017 n'aura pas lieu. Un glissement de terrain provoqué par des orages a bloqué mardi une partie de la caravane de la course sur le parcours de la 8e étape, forçant l'organisation à annuler la spéciale du lendemain.

"Suite à un gigantesque glissement de terrain provoqué par les orages, la route empruntée par la liaison pour rejoindre le bivouac a été coupée à une quarantaine de kilomètres au nord de Jujuy soit à 160 km de Salta", arrivée de l'étape de mardi, a précisé l'organisation dans un communiqué. "La journée de demain (mercredi) sera consacrée à regrouper l'ensemble des moyens de la course à Chilecito de sorte à continuer l'épreuve en donnant le départ de la 10e étape, Chilecito-San Juan jeudi."

En effet, si la plupart des véhicules vont pouvoir rejoindre le bivouac de Salta en "passant par un itinéraire alternatif passant par San Antonio de los Cobres, allongeant la distance de liaison de 200 km environ", "un certain nombre ne pourront pas emprunter cette route."

Des images capturées par un photographe de l'AFP montrent une route engloutie sous la boue et la roche dans la région de Volcan et Tumbaya, à 1530 km au nord-est de Buenos Aires, bloquant le passage des véhicules. Un millier de personnes ont été évacuées.

Stéphane Peterhansel (Peugeot) lors de l'étape 7 du Dakar 2017

Stéphane Peterhansel (Peugeot) lors de l'étape 7 du Dakar 2017AFP

La météo brise le rythme de la course

Le 39e Dakar est depuis vendredi l'otage de pluies diluviennes qui ont provoqué retard, modifications et même annulation de plusieurs étapes.

La 7e, mardi, avait ainsi été amputée de 73 km lundi pour éviter un rio en crue, puis les orages avaient provoqué un retard de plus de deux heures des concurrents à l'arrivée de la spéciale.

Avant cela, la 5e étape, vendredi, entre Tupiza et Oruro, en Bolivie, avait été amputée de 228 km de spéciale. La nuit venue, l'organisation avait dû se résoudre à évacuer partiellement un bivouac inondé. La 6e étape, samedi, avait été purement et simplement annulée et celle de lundi raccourcie de 161 km.

En tout, ce sont déjà 1495 kilomètres chronométrés qui ont été annulés, sur 4093 prévus initialement, soit plus de 30% du parcours.

Cette annulation intervient au pire moment sur le plan sportif, alors que le tenant du titre Stéphane Peterhansel et le nonuple champion du monde des rallyes Sébastien Loeb se livrent une lutte acharnée pour la victoire finale.

" Ce n'est pas une surprise pour nous"

Début janvier, le météorologue du Dakar, Patrick Vidal, avait annoncé à la direction de course des pluies pendant le séjour bolivien du Dakar 2017, entre jeudi 5 et lundi 9. Sans toutefois pouvoir en déterminer précisément l'ampleur ou les conséquences.

"Ca n'est pas une surprise pour nous", avait aussi assuré samedi à l'AFP le directeur de la course, Etienne Lavigne. "Ce Dakar, dès le début, on a su qu'il serait compliqué car il se déroule dans des géographies et dans des environnements climatiques compliqués."

D'ailleurs, "lors de tous les Dakar qui ont eu lieu en Amérique du Sud, il y a quelque chose qui s'est passé : ou bien une canicule exceptionnelle ou bien des pluies diluviennes. C'est la saison qui veut ça, ce sont les pays qui veulent ça, c'est normal", estime Patrick Vidal, en poste depuis 2010.

Ces phénomènes météorologiques sont certes prévisibles, mais il est difficile, voire impossible, pour les organisateurs d'anticiper les conséquences qu'ils auront sur le parcours de la course.

Joan Barreda lors de la 1re étape du Dakar 2017

Joan Barreda lors de la 1re étape du Dakar 2017AFP

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