Roue libre, c’est le blog de la rubrique cyclisme d’Eurosport.fr. Pour un décryptage de l’actu des choses du vélo tout au long de la saison, en toute liberté, entre coups de cœur et coups de gueule.
Le sacrifice d'Hushovd
C'est vrai, ce Paris-Roubaix n'a pas offert la même intensité que le Tour des Flandres la semaine dernière. Les données stratégiques ont pris le pas sur l'action pure. Et la victoire de Johan Van Summeren est aussi celle de la tactique parfaite des Garmin-Cervelo, qui a propulsé son géant belge vers un triomphe inattendu en muselant Fabian Cancellara par le biais de Thor Hushovd.
Ce qui restera: Trois images résument cette 109e édition. D'abord celle de Tom Boonen, à l'arrêt dans la Trouée d'Arenberg, attendant d'être dépanné. Le symbole d'une équipe Quick Step victime d'une incroyable malchance. En une demi-heure, la formation belge a tout perdu. Une chute et un pépin mécanique pour Boonen, une chute et un pépin mécanique pour Sylvain Chavanel. Sur une course comme Paris-Roubaix, la chance fait partie du jeu, mais on a rarement vu une équipe à ce point marquée par la poisse en aussi peu de temps. Deuxième temps fort, le moment où Fabian Cancellara a décidé de stopper la poursuite. Marqué à la culotte, livré à lui-même, le Suisse, très fort encore dimanche, a refusé de travailler seul. "Je ne gagnerai pas, mais vous non plus", a-t-il voulu dire à ses principaux rivaux. Mentalement, il a lâché prise. Cette deuxième image amène la troisième: le "renoncement" de l'homme le plus fort a permis à Johan Van Summeren de lever les bras sur le Vélodrome de Roubaix. Il ne comptait pas parmi les favoris, pas même parmi les principaux outsiders mais il est ce soir l'homme le plus heureux du peloton. Un grand bravo à lui.
Ce qu'on a aimé: La tactique de Garmin en général et l'attitude Thor Hushovd en particulier. Ceux qui critiquent le Norvégien se trompent. Le champion du monde avait deux coureurs devant dans l'échappée.Son rôle, c'était de répondre à chaque accélération de Cancellara, de le neutraliser, ce qu'il a fait à merveille. En oeuvrant de la sorte, il a ouvert la voie à Van Summeren. A partir de là, soit Cancellara le ramenait devant et il avait toutes les chances de gagner, soit il se relevait et Garmin pouvait jouer la carte Van Summeren, qui se sentait très fort devant. L'équipe américaine a joué le coup à la perfection, tirant enfin les fruits de sa force collective après un début de printemps décevant. Au final, la victoire de Van Summeren vient couronner cette impeccable stratégie. Cancellara l'a d'ailleurs parfaitement compris. Sa défaite, c'est d'abord celle de son équipe, Leopard Trek, dominé par les Garmin. Le cyclisme est aussi un sport d'équipe.
Ce qui nous a déçus: Après un Tour des Flandres ébouriffant, ce Paris-Roubaix ne soutient pas la comparaison. Comprenez-moi bien. Le problème ne concerne pas l'identité du vainqueur. Je n'ai aucun souci à voir Johan Van Summerentrouver la récompense d'unecarrière au service des autres. Il en faut pour tout le monde. Il ne suffit pas d'être le plus fort pour gagner sur ce type de course et c'est très bien ainsi. Sinon, Cancellara aurait encore tout gagné cette année et on aurait fini par s'ennuyer. Non, le problème, c'est ce sentiment frustrant de ne pas avoir eu de bagarre dans les 20 derniers kilomètres. La tactique a pris le pas sur l'action. Cela arrive parfois sur les grandes classiques et ça fait partie du jeu. Il n'y a rien à reprocher à qui que ce soit. Mais le spectacle en a souffert, personne ne peut le contester. Dans un an, si on me donne le choix entre revoir la dernière heure du Ronde 2010 ou la dernière heure de ce Paris-Roubaix, mon choix sera très vite fait. La semaine dernière, Nuyens n'était peut-être pas le plus fort, mais la course était allée au bout de ses intentions, jusqu'au dernier mètre. Ça n'a pas été le cas à Roubaix. Du coup, cette cuvée 2011 ne restera pas dans les annales, ce qui, une fois encore, ne doit rien enlever au mérite ni au bonheur, légitime, de Van Summeren. Pour le coup, lui a fait sa course. A la perfection.
Et maintenant? Paris-Roubaix marque la fin de la première moitié de cette campagne printanière. Les classiques du Nord laisseront la semaine leur place au terrain vallonnée de l'Amstel Gold Race, de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège. Pour les Fabian Cancellara, Tom Boonen et autres Thor Hushovd, c'est la fin d'une séquence importante. Si l'on tire le bilan de ce début de printemps, on retiendra que les trois grandes classiques (Milan-Sanremo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix) sont revenues à trois outsiders. Malgré trois podiums sur ces trois courses, Cancellara n'a pas connu la même réussite que l'an dernier. Ce triomphe des seconds, voire des troisièmes rôles, pourrait donner des idées à certains sur les Ardennaises. Oui, il y a de la place pour battre les grands favoris, à condition de la jouer fine. Comme Garmin.
Laurent VERGNE
























On est à PARIS-ROUBAIS, tu saisis ? La course avec des pavés, la course où Spartacus va coller 1 minute à presque tout le monde sur les 10 dernières bornes Qu'est ce qu'on s'en fout des Eisel et cie, qui ne peuvent gagner que si ça se regarde devant.
Purée, comment peut-on critiquer Hushovd, qui n'a fait que jouer sa carte et celle de l'équipe ? De nouveau, les Garmin ont suivi une tactique testée et approuvée depuis des dizaines d'années dans le cyclisme. Une tactique simple qui consiste à envoyer un lieutenant dans l'échappée, laisser travailLe 18/04/2011 à 16:30
Au final, ce n'est même pas la tactique des Garmin qui pose problème, même si je pense que de permettre à tout un peloton possedant de bons sprinteurs (dont Eisel), rester à porter de tir de l'échappée me semble franchement limite mais bon, passons*... C'est bien l'attitude de Hushovd, etLe 14/04/2011 à 14:40
Faire des procès d'intention, c'est pratique, comme ça tu n'as pas a repondre aux arguments des autres, mais aux arguments que tu inventes et qui te sont facile à contrer...
En plus tu le dit toi même, c'est en toute fin de course que la carte Van Summeren à été joué, ce n'est rien d'autres que ce tout ce qui critique l'attitude de Hushovd raconte depuis le début... Faudrait apprendre à lire plutôt que de pêter au quart de tour.
Lorsque hushovd attaque, lorsqu'il ne roule pas aveLe 14/04/2011 à 14:29
Le groupe devant ne roulait pas très vite, et le groupe des favoris est revenu à moins de 30 secondes ! Puis, ça s'est relevé dans le groupe des favoris, pour laisser "les autres" faire le travail. Donc oui, s'ils avaient roulé, ils seraient revenus.
J'ai donné TOUTE la tactique Garmin. Je me répète : le but était de fatiguer Cancelarra et d'empêcher desLe 13/04/2011 à 16:29
- Il préfère donc attendre le retour du peloton, ce qui n'élimine pas Cancellara, mais qui lui rajoute plein d'adversaires potentiels dont Eisel qui s'est avéré plus rapide au sprint que lui.
- Il fait rouler son équipe, permettant au peloton d'être à portée de fusil de son équipier, permattant à Cancellara de mourir à 19" de la victoire. Ce n'était donc pas un simple train, ça n'avait pas de sens...
Où est le sacrifice ? Restons sérieux... VanLe 13/04/2011 à 12:44
Ce qu'il ne faut pas lire... C'est sûr que dans un final de Paris Roubaix, après 230 km de course, il suffit à deux équipiers d'avoir la volonté de revenir à l'avant pour revenir... Non mais franchement, prendre des grands airs supérieur pour dire ça, tu aurais pu t'abstenir...Le 13/04/2011 à 11:43
LEs Garmin n'ont pas roulé pour revenir (sinon ils seraient revenus pardi !), ils ont simplement tenu un tempo, et rester devant à Paris-Roubaix est une obligation (dans 95% des courses aussi d'ailleurs).
Ensuite, les commentaires sur "champion du monde blablabla, ou qui se souviendra du vainqueur" sont d'un risible à toute épreuve. En commençant la course, tout le monde sait que le but est que l'équipe gagne.
Et l'argument de miser sur VS, c'est comique comme les cyclix pensent que la tactique de course se décide avant la course et ne change pas ! Purée,Le 13/04/2011 à 00:07
La Garmin était tellement confiante en VS qu'à chaque fois qu'un Garmin était avec Hushovd, il roulait, même avec le coéquipier devant... Bizarre non ? Hushovd avait peur.
En outre, si le cyclisme est également un sport collectif, ça n'en reste pas moins un sport individuel, et si équipe il y a c'est pour qu'elle travaille pour le leader. ( D'ailleurs au palmares, qui se souviendra dans 10 ans de l'équipe qui a gagné ce Paris Roubaix ? ). C'est à l'équipe de se sacrifier pour lLe 12/04/2011 à 18:27
Après, Hushovd devait être partagé car, même avec Cancellara dans son groupe, il semblait bien être le fort ce dimanche, avec une belle chance de battre Cancellara au sprint!Le 12/04/2011 à 12:51
Autre chose : les Garmin ne font pas redescendre Van Marcke via les oreillettes car il n'était pas dans le groupe de tête mais dans un duo de poursuivants (avec Vaitkus, je pense) parti plus tard et rejoint à la pédale.Le 11/04/2011 à 22:52
Tiens, c'est exactement ce que les Garmin ont fait...
Overgame, lis plutôt le commentaire de bill (le 41), je pense qu'il a mieux saisi que toi le déroulement de la course d'hier...Le 11/04/2011 à 21:23
Donc, cassons leur argumentaire à 3 francs 50.
Quand on a un équipier qui peut gagner dans le groupe de tête d'un course d'un jour, on ne roule pas dessus. Surtout quand c'est 2 coureurs (même sur 15), qu'il n'y a pas de favori dans le groupe et que l'un de ces coureurs a déjà fait top 10 2 fois. Non, Van Summeren n'est pas le quidam inconnu qui avait les mêmes chances queLe 11/04/2011 à 20:05
Bon, je ne vais pas cracher dans la soupe et je regarderai les montées de cols avec les efforts et les beaux paysages mais ... chaque année à cette époque, quand la page se tourne, ça a un petit goût de nostalgie et de rentrée des classes. Snif.Le 11/04/2011 à 10:52
Et surtout une interviouve de Roger de Vlaemynck ! Ah, ce monument avec ses coudes à l'équerre !!! C'est bizarre, à chaque sortie, les mains aux cocottes, cette image me revient toujours.Le 11/04/2011 à 09:20
Bon, sortez pas vos flingues, vous direz que je ne suis pas obligé de regarder mais après le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, la saison n'a plus la même saveur. Mmmmh, le goût des pavés, des bordures, de la flotte (et de la bière)...
Salut les musettes.Le 11/04/2011 à 09:17
Il ne voulait pas rouler avec cancellara, tout comme ballan. Ou laurent vergne va nous dire que la aussi c'etait un jeu d'equipe?
Soyons honnete, ils sont leader, ils veulent et doivent gagner et leur co-équipier ben ce sont seulement des co-équipierLe 11/04/2011 à 02:14
Cancellara je l'aime bien, mais ça deviens le pleureur qui dit oh les gars j'ai pas d'équipe je peux pas jouer collectif moi alors soyez cool, on fait pas de stratégie et s'explique à la pédale. Comme il a pas d'équipier il voudrait que les autres roule gentillement pour lui. Ben non mon gars c'est bien la beauté du cyclisme, c'est un sport d'équipe et si le plus fort et tout seul ben il gagne pas. C'est un beau sport !!!
Les français sont incroyables de naïveté et de chauvinisme. La seLe 11/04/2011 à 01:31
hushovd ne s'est pas sacrifié,c l'equipe qui l'a faite en plaçant 3 de ses coequipiers à l'avant.le role qu'on lui a donné c de cantonner au maximum cancellara et l'affaiblir.cancellara a compris la leçon du tour des flandres il n'allait pas faire gagné un de ses copains de l'echappé.hushovd a compris que meme boonen n'a pas pu battre fabian,alors il s'est resigné à suivre la strategie de l'equipe,mais au fLe 11/04/2011 à 01:22
Bravo à Cancellara qui a pris la bonne décision de ne pas continuer de rouler seul pour Mr Hushovd, il savait qu'il ne gagnerait pas en s'épuisant comme cela, finir 2ème avec panache est bien plus sage que de finir dans les 10ème après avoir donné toute son énergie pour certains coureurs tout en sachant qu'il est le plus fortLe 10/04/2011 à 23:21
Ca s'est bien goupillé pour eux. C'était le rêve de Hushovd de gagner Paris ROubaix, mais quand on ne prend aucun relais et qu'on ne roule pas mêmpe un km en tête, faut pas rêver. Content qu'il n'ait pas gagné. Dommage pour Cancellara. Quand le plus fort et de loin ne gagne pas, c'est dommage pour le sportLe 10/04/2011 à 23:01
Ce sont deux classiques différentes, c'est tout. Il faut sur Paris-Roubaix un peu plus de réussite que sur le tour des Flandres, ce n'est rien que ça. Quand un joueur de loto gagne le gros lot, il avait une chance sur un peu plus de quatorze million de gagner..et cette chance il l'a eue, il n'y a que les imbéciles qui prétendent que la chance n'existe pas. Avoir Boonen et Chavanel qui se trouvent disqualifiés de la course sur crevaison et chute, c'est quand même de la malchance, au tour des Flandres ils avaient connuLe 10/04/2011 à 22:39
Jusque là, c'était Hushovd, donc difficile de dire que Hushovd s'est 'sacrifié'. Selon moi il n'a pas prit le relais parce qu'il avait peur de cancellara (ou qu'il voulait, au moins, le faire travailler un max)Le 10/04/2011 à 22:36
Et oui, évidemment Van Summeren n'était pas certain de gagner. Mais, si Hushovd avait pris le relais de Cancellara, aurait-il été certain d'arriver au sprint avec le suisse et de le déboiter ?Le 10/04/2011 à 22:32
Tout le peloton critique la manière de courir de Pozzato, mais tout le monde court comme lui ...
Vino serait sur les classiques ça serait pas la même ...Le 10/04/2011 à 22:05
Au Ronde Boonen attaque pour faire douter Cancellara, vous l'explosez parce qu'il a un cohéquipier devant.
Aujourd'hui même cas de vigure avec Hushovd, qui lui décide de ne pas passer à l'attaque, vous le ré-exploser ... arrétez un peu les gars, la victoire de Van Sum, comme le dit M. Vergne, c'est la victoire des Garmin et tant mieux !!
post 21 : Vanmark décroche pour aider Hushovd si Cancellara passe à l'attaque, et pour montrer à Cancellara que si il bouge, il aura 2 Garmin sur le dos ... donc ils font lacher Vanmark pour faciliter leLe 10/04/2011 à 21:55