Roue libre, c’est le blog de la rubrique cyclisme d’Eurosport.fr. Pour un décryptage de l’actu des choses du vélo tout au long de la saison, en toute liberté, entre coups de cœur et coups de gueule.
Jeune et insouciant à jamais…
Laurent Fignon ne s'est jamais menti. Le jour où il avait compris que le niveau qui était le sien ne lui permettrait plus de rivaliser avec la concurrence, le Français n'avait pas longtemps hésité. "L'âge d'or" de son sport était derrière lui. Il avait décidé de garer son vélo pour de bon.
Ce mardi, vers 12h30, Fignon a décidé de s'en aller, laissant comme orphelins les passionnés de vélo que nous sommes, ces mêmes adorateurs de la petite reine que ce monsieur a fait rêver plus jeunes. Lundi soir, Lance Armstrong s'était fendu d'un énigmatique "Allez Laurent" sur son compte Twitter. L'Américain, grand ami du double vainqueur du Tour de France, devait être au courant que…
Il n'est pas opportun de revenir sur sa carrière. Tout le monde la connaît. Laurent Fignon restera, dans les mémoires collectives, comme l'un des plus grands champions français de l'histoire. Ce n'était pas qu'un cycliste. C'était un champion. Personne n'avait osé, durant sa carrière, l'affubler d'un surnom. Il aimait le répéter. Son prénom et son nom suffisaient à délimiter l'aura qui était la sienne. La marque des grands. Dans son ouvrage, "Nous étions jeunes et insouciants", il ne manquait pas de rappeler les étroits liens qui l'unissaient à son fidèle lieutenant Pascal Jules, tragiquement disparu à la suite d'un accident de la route en 1987. Vingt-trois ans plus tard, ces deux-là se sont enfin retrouvés. Là-haut. Et c'est à nous, maintenant, qu'il va manquer. Dans ces moments-là, outre une immense tristesse, un certain égoïsme prend également le dessus.
Reposez en paix, M. Fignon.
FRANCOIS-XAVIER RALLET
























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