Roue libre, c’est le blog de la rubrique cyclisme d’Eurosport.fr. Pour un décryptage de l’actu des choses du vélo tout au long de la saison, en toute liberté, entre coups de cœur et coups de gueule.
Le kilomètre de l'année
Comme je vous vois déjà venir, autant mettre les choses au point en préambule. A priori, comme ça, un mano a mano entre Juan Jose Cobo et Christopher Froome, ça n'incite pas au rêve. Si quelqu'un avait essayé de nous vendre ça en guise de climax de la Vuelta il y a deux semaines, il aurait été expédié sur les roses. Je n'ignore pas non plus les doutes que beaucoup émettent sur les performances de Cobo, ancien équipier de Ricco et Piepoli chez Saunier Duval (certains l'ont peut-être oublié, mais c'est bien lui, Cobo, qui était le mieux placé au général, devant Ricco et Piepoli, lorsque l'équipe espagnole a été exclue du Tour 2008).
A travers vos nombreux commentaires ces derniers jours, j'ai cru déceler un soupçon presque aussi fort envers Christopher Froome. Logique, puisque chaque nouvel arrivant sur les cimes du cyclisme mondial suscite par principe le doute. Voeckler était trop vieux pour émerger si haut sur le Tour. Froome, lui, doit être trop jeune pour jouer la gagne sur la Vuelta. Quelque chose me dit que ce n'est pas la scène finale du film sorti mercredi sur les écrans espagnols qui va briser le scepticisme ambiant. Peu importe.
Oui, à vrai dire, peu m'importe. En tout cas, mercredi, sur les coups 17h03, quand Froome s'est dressé sur ses pédales avec Cobo dans sa roue, et que les deux hommes se sont retrouvés seuls, comme si plus rien ni personne ne comptait autour, peu m'importait. Peut-être les sceptiques ont-ils raison. Confidence pour confidence, il m'arrive plus souvent qu'à mon tour d'en faire partie. Mais là, l'espace de ce kilomètre d'une brutalité inouïe, il fallait quand même ne pas aimer le cyclisme pour ne pas avoir un petit frisson.
Ce qui m'intéressait ici en l'occurrence, ce n'était pas tant de savoir qui de Cobo ou de Froome était le meilleur. Pas même qui allait l'emporter, ou qui serait en rouge. Le résultat en lui-même, avec ses bonifications et ses calculs d'épicier, me passait alors au-dessus de la tête. Non, c'est la nature de ce final, de ce duel, qui m'a pris aux tripes. J'ai rarement connu ça. Sauf erreur de ma part, jamais en fait. Sur une course de ce niveau en tout cas, entre les deux leaders du général. En fouillant, j'ai bien repensé au final entre Delgado et Roche à La Plagne en 1987, quand l'Irlandais avait attaqué avant de se faire distancer dans l'ascension finale par le Ségovian. Celui-ci avait compté plus d'une minute d'avance mais Roche était venu mourir sur ses talons, à quatre secondes. Mais ce n'était pas tout à fait le même rapport entre les deux hommes. Ce duel s'était déroulé sur la durée. Oui, il y a eu des dizaines et des dizaines de duels intenses comme celui-ci. Mais ce qui a fait la force de l'explication entre Froome et Cobo, c'est sa brièveté. Un kilomètre. Pile poil.
Attention, nous n'avons pas assisté à la course de l'année. Les étapes de l'Alpe d'Huez et du Galibier, sur le Tour, ont offert un spectacle d'une autre envergure. Le Tour des Flandres aussi. Et bien d'autres. Mais par la manière dont il a nous explosé en pleine figure, ce kilomètre là n'a pas d'équivalent. Ce n'était plus du cyclisme, c'était de la boxe. Oui, Cobo et Froome sont devenus des boxeurs dans ce dernier kilomètre. Le vélo avait supplanté les gants et chaque coup de pédale équivalait à un coup de poing. Mais le résultat était le même. Il y avait du Hagler-Hearns dans ce Cobo-Froome. La violence des coups portés est évidemment beaucoup plus virtuelle. Mais de l'accélération du Britannique qui a mis l'Espagnol dans les cordes, à la réaction de celui-ci jusqu'à l'uppercut final de Froome dans le dernier virage pour aller chercher la victoire, tout relevait du combat.
Rien, pas même vos doutes, pas même nos doutes, ne pourra effacer l'incroyable intensité de ces 1000 derniers mètres et le ressenti presque physique qui fut le mien.
Laurent VERGNE
twitter.com/LaurentVergne
























Après pour JFBernard, il expose ouvertement ses doutes sur Cobo, mais pourquoi ne pas aller au bout et le dire sur Froome ou Wiggins ?
Je veux bien qu'en tant qu'ancien coureur il joue le jeu surtout avec CMoreau à côté.
Mais cibler et fustiger autant Cobo c'est aussi nous prendre pour des idiots.Le 10/09/2011 à 14:29
Ou comme souvent , TU sais .. TU dis .. TU penses et pour les autres c'est : "laisse moi rire .." " tu ne connais rien ..."
;-)))Le 09/09/2011 à 08:29
Cela ne veut pas dire qu'ils ne soient pas dopés mais ces chiffres n'ont rien de démentiels.Le 09/09/2011 à 02:44
@romeo97 Je partage ton avis sur la rage.
@LV Article agréable, merci.
@ragepotatoe on attend tous tes statistiques très détaillées ;)Le 08/09/2011 à 21:34
Je ne connaissais pas cette citation, mais elle est particulièrement juste.
- LV -Le 08/09/2011 à 18:50
signalez les sites ici :
https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action
C'est simple, rapide, gratuit et anonyme !
Si nous nous mobilisons tous, nous allons réussir à bannir ces sites qui nous empoisonne l’existence !!!
Cordialement.Le 08/09/2011 à 15:21
Le gars qui est certe un bon baroudeur et qui fini, d'un coup d'un seul, dans le groupe des favoris sur plusieurs arrivées en côtes sur le TDF...Le 08/09/2011 à 12:46
Dans le télégraphe, franck schleck, evans et voeckler ont sauté, andy a joué les suceurs de roue comme il avait 1 min au général sur evans sa devait être suffisant pour pas collaborer, on connait la suite.j'ai adoré thomas dans le télégraphe et le galibier tout seul comme un animal abandonné.
J'aiLe 08/09/2011 à 11:43
La moitié des gens comprennent rien dans le @-@",par contre ils arrivent à ce comprendrent entrent certains pour vomir.Le 08/09/2011 à 11:17
j'espere qu'on va pas revenir a l'époque du dopage intensif et des efforts surhumains
le tour de france nous avait montré un visage bcp plus humain mais la par contre c'est totalement inhumainLe 08/09/2011 à 10:55
Et ca pédale dans la semoule pour les grds pancarte de cette Vuelta.Le 08/09/2011 à 10:54
Soit tu regardes le vélo depuis 1 an, soit t'essaies de trouver des excuses bidons...
Le comportement de Voeckler n'a pas changé, il a toujours couru pour gagner...Le mieux c'est d'attendre l'année prochaine voire ce qu'il fera sur le TDFLe 08/09/2011 à 10:41
C'est reparti pour une petite épidémie de Gastro-grippal,en cette fin de saison ???????,çà revient vraiment trés vite c'est genre d'épidémie,allez ont va encore valoir tirer la "CHASSE D'EAU" et préparer les bassines.Le 08/09/2011 à 10:37
Entre gagner le championnat du monde et terminer 4° du TDF, il y a une sacré différence...
Le championnat du monde se joue sur un jour avec tous les imprévus que cela comporte et de plus parfois difficile à contrôler...
Donc que Voeckler ca ne me choquerait pas, mais terminr 4° du TDF ca choque un peu, c'est normalLe 08/09/2011 à 10:28
Soyons réalistes également: dans l'histoire du sport, le dopage a contribué à offrir quelques-uns de ses plus beaux morceaux de bravoure. Sans certitude, je pense qu'il peut en rajouter un à sa longue liste.Le 08/09/2011 à 10:25