Guilbaut COLAS, quel est votre objectif à Vancouver et qui craignez-vous le plus ?
G.C. : Je suis là pour me faire plaisir et le résultat suivra. Si je fais mon ski et termine 4e, je serai content. Mais c'est clair que si je fais mon ski, ça ne se passera pas comme ça. Mon principal adversaire, c'est moi. Si je fais ce que j'ai à faire, pour moi c'est tout bon. De toute façon, je ne regarde pas les autres comme je le faisais auparavant. Mon repère à moi, c'est le coach.
Avez-vous douté lorsque vous vous êtes blessé (au dos) l'été dernier ?
G.C. : Il a fallu tout remettre en question après la blessure en Argentine. Mais étrangement, j'ai souri quand le médecin m'a annoncé deux mois d'arrêt, qui furent en fait trois mois. J'avais besoin de me reposer, de faire autre chose. En fait, ma blessure c'était un bien, ce qui m'a permis d'être là. C'est pourquoi je dis que c'est tout du bonus maintenant.
Comment vous sentez-vous avant le jour-J ?
G.C. : Dans mon programme, les 5 premières étapes de Coupe du monde, c'était du réglage. Il fallait retrouver l'engagement et le rituel que j'avais avec mon entraîneur. Ce qui a été fait en janvier. Les 3 dernières épreuves de Coupe du monde, j'étais à 80%. C'est une montée en puissance constante depuis la reprise de décembre. J'ai été patient. L'important, c'est d'être au top ici.
Craignez-vous cette piste de Cypress Mountain où les conditions météo varient d'un jour sur l'autre ?
G.C. : La neige fuit sous les skis. Certaines parties sont molles et d'autres comme du béton. Ca créé des déséquilibres avant-arrière. Ca déstabilise. Mais on est là pour s'adapter. Chaque jour est différent et on a goûté à toutes les conditions. Il faut donc relativiser et skier. C'est la même chose pour tout le monde.
Quelle est la différence entre Turin 2006 (Colas avait terminé 10e) et Vancouver?
G.C. : Tout est différent. J'ai 17 podiums, 7 victoires, trois 2es places au classement général de la Coupe du monde, 40-50 départs en plus... Je suis une toute autre personne. J'ai accumulé expérience et maturité. Et depuis la blessure, j'ai passé un cap mental, physique et technique.
La présence de Sandra Laoura (médaillée de bronze à Turin, en fauteuil roulant depuis une chute à l'entraînement en 2007) à Vancouver est-elle spéciale pour vous ?
G.C. : Bien sûr! On était presque tout le temps ensemble sur les tournées. On se parle 2-3 fois par semaine par internet ou au téléphone. A chaque départ, je pense à elle. Elle est sur mon casque (un autocollant marqué Sandra). On m'a dit que je n'avais pas forcément le droit mais on verra...
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DPPI






















Allez si la santé est là, le reste ne compte pas! mais snif quand même!Le 15/02/2010 à 08:59