Ski alpin - Garmisch-Partenkirchen
12/03/2010 - 10:17Lizeroux-Aubert, même combat

Julien Lizeroux (8h45) et Sandrine Aubert (9h45) jouent pour la première fois de leur carrière le globe du slalom en finales de la Coupe du monde samedi à Garmisch, en sachant bien que leurs rêves de cristal dépendent d'abord des résultats de leurs adversaires.
Tout deux ont connu une belle saison - trois podiums dont deux victoires pour elle, et quatre podiums dont une victoire pour lui. Et si l'un et l'autre n'ont pu couronner le tout d'une médaille aux jeux Olympiques à Whistler, ils ont, sur le papier, encore des chances avec la Coupe du monde. Julien Lizeroux est le seul rival de l'Autrichien Reinfried Herbst, le slalomeur le plus éclatant de l'hiver.
Herbst a endossé le dossard rouge de leader au soir du premier slalom de la saison à Levi en Finlande mi-novembre pour ne le céder au Savoyard que le temps d'une course en nocturne à Schladming fin janvier. Vainqueur de quatre slaloms cette saison, il dispose de 43 points d'avance sur le Français. En cas de scénario favorable, telle une sortie de piste de l'Autrichien, le vice-champion du monde doit finir au pire à la cinquième place s'il veut toucher la boule. "Il n'y a aucun calcul à faire. De toute façon, je suis tributaire de la performance des autres, et notamment de Herbst", estime Lizeroux.
"Rien à perdre"
"Moi je suis en position d'attaque, et non de défense. Je n'ai rien à perdre. Ce n'est pas moi qui ai des points d'avance", insiste le trentenaire, qui pourrait succéder à Jean-Baptiste Grange dans le rôle de meilleur slalomeur de la saison 2010. Bien plus que Lizeroux, 9e aux Jeux, Herbst fut le grand perdant du slalom olympique. "Il a eu du mal comme moi à s'adapter aux conditions de Whistler, mais là on revient un petit plus sur notre terrain de jeu favori: la pente, des tracés très serrés avec beaucoup de figures et une neige plus sélective, plus verglacée", souligne le skieur de la Plagne. Garmisch est d'autant plus un terrain de jeu de l'Autrichien, qu'il figura sur le podium des deux dernières éditions, dont la plus haute marche en 2008.
Le scénario est beaucoup plus improbable pour Sandrine Aubert, qui a loin devant elle la reine de la spécialité, Maria Riesch (+ 72 points), et l'Autrichienne Kathrin Zettel. Riesch n'est pas seulement championne du monde et olympique, elle est la détentrice de la Coupe du monde de slalom. Dans le meilleur des cas, c'est-à-dire si ses deux rivales ne marquent aucun point, la Française ne peut pas se permettre de faire moins bien qu'une deuxième place. "Le globe me fait plus rêver qu'une médaille olympique", avance Aubert, cinquième aux Jeux. Comme Lizeroux, l'Iséroise a porté le dossard rouge le temps d'un slalom nocturne, à Flachau (Autriche) en janvier, avant de le redonner à Riesch. Consciente que l'objectif globe tient plus de l'objectif lune, la grande brune des Deux-Alpes compte avant tout se faire plaisir sur les skis samedi: "Jouer un globe est quand même une autre étape que de jouer un podium."
Programme
Samedi 13 mars:
Slalom messieurs : 1re manche 8h45, 2nde manche 12h00
Slalom dames : 1re manche 9h45, 2nde manche 13h00















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