Ski alpin - Garmisch-Partenkirchen
12/03/2010 - 14:07Lizeroux : "C'est le Graal"

Le Français Julien Lizeroux, en lice pour le globe de slalom samedi à Garmisch, persiste et signe: la sphère de cristal, qui récompense la régularité en Coupe du monde, est "le Graal", autrement plus important qu'une médaille aux Jeux Olympiques. Première manche à suivre sur notre site à 8h45.
JULIEN LIZEROUX, vous placez toujours le globe avant une médaille olympique ?
J.L. : Les seules choses qui m'ont fait rêver quand j'étais gamin, c'était le globe de cristal, pas les médailles. Pour moi, c'est le summum en terme de ski de haut niveau qui récompense le meilleur skieur de l'hiver, n'en déplaise à beaucoup de personnes. J'ai bien cru comprendre après les jeux Olympiques que le summum, pour beaucoup, c'étaient les Jeux. J'assume mes paroles, mes choix et mes actes. Je pense que le globe est le Graal quand on est sportif de haut niveau.
Avez-vous digéré votre performance (9e du slalom) de Whistler ?
J.L. : C'est juste que je n'ai pas été bon sur cette course mais je n'ai pas été non plus nul. Je crois qu'il faut quand même remettre les choses dans l'ordre. J'ai tourné la page. Par contre, j'ai fait un bilan honnête, tout seul et puis avec les entraîneurs. Je crois qu'il était important de le faire. Le retour à la maison a été assez difficile car j'étais bien fatigué et j'ai eu du mal à me remettre du décalage. On a passé cinq-six jours à la maison. Puis on est repartis s'entraîner en Allemagne. Ca m'a fait du bien de rechausser les skis, physiquement et mentalement. Je suis prêt pour la dernière ligne droite.
Comment abordez-vous cette épreuve où vous avez 43 points à remonter ?
J.L. : Avant de jouer le globe, il faut déjà jouer la course. A vouloir mettre la charrue avant les boeufs, observer les autres et calculer, on perd beaucoup d'énergie et surtout on se trompe de combat. Je crois que ma plus grande force, c'est quand je fais ce que je sais faire de mieux, c'est-à-dire envoyer du "gros" en slalom à la première et à la deuxième manches. Il n'y aura aucun calcul à faire. De toute façon, je suis tributaire de la performance des autres, notamment celle de Herbst. Mon objectif est de marquer le plus de points possible. Je n'ai rien à perdre. Ca reste une étape de Coupe du monde à gagner. Il faut juste que je sois fidèle à moi-même. La seule question que je me pose est: est-ce que je suis capable de skier vite ? La réponse est oui.















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