C'est une station qui se refuse à elle pour l'instant. A Sölden, hôte de l'ouverture du cirque blanc depuis octobre 2000, Tessa Worley n'a jamais connu l'ivresse de la victoire. A vrai dire, la Française n'est même jamais montée sur le moindre podium sur les neiges autrichiennes. Non, ce qui marque dans la relation que la Bornandine entretient avec le glacier du Rettenbach, c'est plutôt son manque de réussite. Pour ne pas parler de désappointement.
Ce samedi (à suivre à partir de 9h30 en direct sur Eurosport France et sur le Player), pour le premier géant de l'hiver, Tessa Worley s'élancera de nouveau dans la combinaison de favorite. Une habitude désormais pour celle qui joue le globe de la spécialité depuis trois hivers maintenant et qui déboulera pour la sixième fois (*) de sa carrière sur la piste glacée autrichienne. Avec en tête l'espoir d'y glaner une huitième victoire sur le circuit et de "rentrer immédiatement dans le bain". Mais aussi d'éviter de vivre une troisième péripétie en six ans...
Disqualifiée pour un millimètre
Quand on a demandé, il y a quelques jours, à la principale intéressée de dévoiler son pire souvenir sur les skis, Worley n'a pas mis longtemps à donner sa réponse : "Sölden, quand j'avais été disqualifiée, mais j'ai oublié l'année". Aidons-la un peu. C'était le 25 octobre 2008. Worley se rappelle : "J'avais fait une première manche qui n'était pas exceptionnelle (NDLR : 17e temps) mais j'étais quand même dans le coup. Et entre les deux manches, j'ai été disqualifiée pour une hauteur d'un de mes skis non conforme". Le règlement est clair dans ces cas-là : la hauteur entre la semelle du ski et l'appui chaussure ne doit pas dépasser 50 millimètres. Ce jour-là, les contrôleurs avaient trouvé 51 millimètres sur l'un des skis de Worley.
"La plaque n'était pas assez vissée et du coup, ça n'est pas passé au contrôle". Un évènement qui lui reste, encore aujourd'hui, en travers de la gorge : "C'était hyper frustrant car on ne peut rien faire contre ça. Je n'ai pas pu poser de réclamation. J'ai juste eu le droit de rentrer à la maison avant la seconde manche." Et puis, il y a eu la mésaventure de l'hiver dernier. En haut du tracé de la première manche (6e !), à l'entrée du mur, Worley avait eu la délicate attention (pour ses adversaires) de perdre un bâton. Une "Bode Miller" au féminin qui lui avait tout de même permis "de (se) détendre pour skier le plus vite possible" lors du second passage et terminer quatrième, à quatre dixièmes du podium. Un épisode à envoyer aux oubliettes samedi.
(*) 2011 : 4e / 2010 : 8e / 2009 : 13e / 2008 : DSQ1 / 2007 : 5e

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