VINCENT VITTOZ , avec quelles ambitions abordez-vous ce moment important de la saison ?
V.V. : "Je ne me présente pas à 100 %. Le retour après les courses de Rogla (ndlr: 19-20 décembre en Slovénie) a été difficile. En raison de la neige, ça a été une galère. On n'a pas pu dormir et cela a créé de la fatigue. Et depuis dimanche, j'ai des petits soucis gastriques, qui ne sont pas graves mais sont gênants. Heureusement, je me sens mieux depuis mercredi. Le Tour de ski ne m'a jamais véritablement réussi, avec souvent un ou deux jours +sans+. Il faut surtout que j'évite l'étape piège, où je perds, sur une course, le classement général. Le profil de ce Tour de ski est intéressant avec une étape de 35 km inédite. C'est un parcours qui me plaît. Je veux jouer le Top 5. Pour la victoire finale, il faut un peu de réussite."
Que représente ce Tour de ski, un événement qui donne l'impression d'être incontournable dès sa 4e édition ?
V.V. : "C'est un moment fort. Chaque saison, il s'agit du deuxième grand rendez-vous après les JO ou les Mondiaux. C'est 8 courses qui se jouent en 10 jours. Cela représente pratiquement un tiers de la Coupe du monde. C'est aussi une épreuve intéressante car elle coupe nos habitudes, nous oblige à être plus polyvalents. S'il n'y avait pas eu ce Tour de ski, je n'aurais pas disputé le sprint à Davos, par exemple."
A titre personnel, ce rendez-vous est aussi important car vous avez prévu de ne plus courir d'ici les jeux Olympiques de février ?
V.V. : "Je vais effectivement faire une pause, sauf si je dois abandonner ce Tour de ski. En vue des JO, le Tour de ski est surtout un travail intéressant au niveau de l'intensité. C'est un bloc de travail. Derrière, il faut savoir digérer."
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