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Le patron, c'est Vittoz

Le patron, c'est Vittoz

Par Eurosport
Par Eurosport - Le 03/02/2010 à 13:27
Si Jean-Marc Gaillard l'a rejoint depuis deux hivers parmi les meilleurs mondiaux, Vincent Vittoz reste l'incontestable patron de l'équipe de France avant ses quatrièmes et derniers jeux Olympiques à Vancouver.

Par son palmarès, son charisme, son sens de l'organisation et même son surnom, Vincent Vittoz est le "patron" de l'équipe de France. "C'est lui qui décide des heures de départ pour l'aéroport. Il est très organisé quand d'autres dans le groupe sont un peu plus "rock and roll"" et cherchent encore leurs bâtons à quelques minutes du départ", rigole Emmanuel Jonnier, l'un de ses coéquipiers. Alors que le ski de fond français réussissait jusque-là quelques rares coups d'éclat (Jean-Paul Pierrat, 3e du 50 km des Mondiaux-1978, Hervé Balland, 2e du 50 km des Mondiaux-1993), Vittoz, 34 ans, est depuis dix ans l'une des références de la discipline au niveau mondial.

Il a offert à la France sa première victoire en Coupe du monde en novembre 2002 et son premier titre mondial en février 2005, sans oublier une 2e place au classement mondial 2004-05. A ce palmarès qui compte 21 podiums, dont sept victoires, en Coupe du monde, ne manque plus qu'une médaille olympique qu'il pourrait viser sur "sa" distance, le 15 km skating contre-la-montre le 15 février ou en relais le 24 février. "Il a tellement fait du bien au ski de fond français que je lui souhaite cette médaille", espère l'Italien Roberto Gal, entraîneur du fond français depuis 1998 et étincelle qui a permis l'explosion du sergent-chef Vittoz.

Vasaloppet

Tout a commencé dans la station haut-savoyarde de La Clusaz où Vincent opte rapidement pour le ski de fond pratiqué par son aîné Stéphane. "J'ai toujours aimé dans le ski de fond ce sentiment de liberté et la possibilité de découvrir la nature quand je le voulais", explique celui qui s'émerveille toujours de "croiser un cerf en forêt" lorsqu'il s'entraîne. Son autre moteur est la compétition: "Je n'ai jamais aimé perdre, j'ai toujours eu un sale caractère", reconnaît le père de Louna, trois ans, et d'Anja, quatre mois.

Un caractère bien forgé qui lui a permis d'oublier ses contrariétés olympiques (6e de la poursuite et 4e du relais en 2006) et de faire abstraction des rumeurs qui ont surgi en 2005 malgré son blanchiment, après un contrôle antidopage positif à la furosémide, un diurétique. Alors qu'il se demande s'il va pousser jusqu'aux Mondiaux-2011 en Norvège, et qu'il est toujours autant rongé par le stress avant chaque course, "Toz" ne coupera jamais avec le ski de fond. Le "patron" veut déjà emmener ses copains de l'équipe de France en Suède pour courir la célèbre Vasaloppet en 2014 et fêter ainsi le 10e anniversaire de leur victoire dans le relais de Coupe du monde de La Clusaz, un moment fondateur dans leur histoire.