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Slalom géant parallèle: Sylvain Dufour : "Plus personne ne s'investit en France"

Dufour : "Plus personne ne s'investit en France"
Par AFP

Le 18/02/2014 à 23:37Mis à jour Le 18/02/2014 à 23:38

Dernier des Mohicans du snowboard en France, Sylvain Dufour va tenter de donner l'éclat de l'or olympique à une discipline moins attrayante pour les jeunes que le snowboardcross, le half-pipe ou encore le slopestyle.

A 31 ans, Sylvain Dufour a le sourire. Il n'a pas une chance de médaille mais deux: d'abord mercredi avec le slalom géant parallèle et puis samedi avec le slalom parallèle, une des douze épreuves qui étrennent leurs galons olympiques à Sotchi.

"J'adore les deux! Cet hiver, je compte une victoire dans les deux épreuves et j'ai été vice-champion du monde dans les deux", insiste Dufour. Mais entre ces deux médailles d'argent des Mondiaux-2009 à Gangwon (Corée du Sud) et son bel hiver actuel, Sylvain Dufour a connu des résultats en dents de scie. Aux Jeux de Vancouver en 2010, il s'était "pris une grosse claque" et en a tiré de bonnes leçons. Deuxième à l'issue des qualifications, il en avait oublié que la bataille ne s'achevait pas là. Et sa première expérience olympique se soldait sur une vilaine chute en huitièmes de finale, avec en prime une épaule en vrac (10e).

" Il y a un combat psychologique, c'est pour cela qu'on peut continuer assez vieux"

"Cette année a été une nouvelle année pour moi, où pour la première fois, j'ai mis un dossard jaune de leader (de la Coupe du monde) sur les épaules, un dossard que j'ai voulu garder", raconte Dufour. Un mois avant les Jeux, il a mis ainsi sous clé un premier trophée, le petit globe de cristal du slalom parallèle. Le trentenaire peut légitimement rêver de laisser sa trace dans l'histoire olympique comme l'ont fait avant lui ses compatriotes Karine Ruby, médaille d'or du géant aux JO-1998, Isabelle Blanc championne du géant parallèle au Jeux de 2002, et Mathieu Bozzetto, en bronze au géant parallèle de Vancouver.

"Plus personne ne s'investit en France professionnellement dans ce sport. J'aimerais bien transmettre le flambeau à des jeunes, mais si personne n'en a envie...", regrette Dufour. Contrairement au snowboardcross, où le facteur aléatoire de la course permet de signer des coups d'éclat rapidement, l'alpin est une discipline à maturation lente, selon lui: "Il y a un combat psychologique, c'est pour cela qu'on peut continuer assez vieux." Comme le prouve le Canadien Jasey-Jay Andersen, champion olympique en titre, qui a participé à tous les Jeux depuis l'introduction du snowboard alpin sous la forme d'un slalom géant à Nagano en 1998. A 38 ans, le quadruple champion du monde reste l'un des sérieux prétendants avec les Autrichiens Benjamin Karl, son dauphin à Vancouver, Lukas Mathies, leader de la Coupe du monde, et le Slovène Zan Kosir.

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