"Je les ai eus au téléphone, ils ne me lâchent pas. On n'est pas dans la réalité", a indiqué Grospiron à l'AFP, réagissant à un article du quotidien sportif l'Equipe qui affirmait dimanche que les deux seuls membres français du Comité international olympique (CIO) jetaient l'éponge, surs de l'échec de la candidature haut-savoyarde. Un peu plus tôt, Guy Drut avait lui-même démenti tout "lâchage".
Le champion olympique de bosses 1992 a toutefois concédé que la situation n'était "pas simple". "Sur les budgets, on est très inférieur aux concurrents (Munich et Pyeongchang)", a-t-il reconnu, annonçant un budget de fonctionnement de 16 millions d'euros contre plus du double à Munich. Il dit même avoir posé récemment la question de confiance au conseil de surveillance de la candidature coprésidé par le maire d'Annecy, le président du CNOSF et le président du conseil général. "Il y a un mois, je leur ai demandé plus de moyens financiers, puis il y a deux semaines, je les ai interrogés sur l'opportunité de continuer à dépenser de l'argent compte tenu de nos chances qui sont minces."
"On est dans un moment charnière", a poursuivi Grospiron. "Pour faire face aux prochaines échéances, il faudra être solide." Entre le 9 et le 12 février, la commission d'évaluation du CIO sera en effet en visite à Annecy, deux mois plus tard une présentation cruciale aura lieu à Londres avant le vote du CIO, le 6 juillet à Durban (Afrique du Sud). Le patron de la candidature a plaidé pour un "recrutement urgent" de compétences humaines. "Je n'imagine pas arrêter mais je n'imagine pas non plus y aller en disant 'c'est foutu' ", a-t-il conclu.

























