Chaque semaine, trouvez ici la crème du blog e-foot.eu, tenu depuis 2009 par Florent Toniutti. Analyses de match et rapports tactiques fouillés, comme à l'entraînement.
Le registre Messi
Sans surprise, Lionel Messi a donc rejoint Michel Platini dans l'histoire du football en devenant le deuxième joueur à décrocher trois Ballons d'Or consécutifs. Après deux récompenses qui ont pu susciter la contestation de certains, ce troisième Ballon s'apparente à un triomphe. Au-delà des trophées remportés avec le Barça et des statistiques (100 buts entre 2009 et 2011, la barre des 200 buts franchie au mois de novembre dernier...), cette nouvelle ligne au palmarès de l'Argentin vient consacrer un nouveau poste. Car si Xavi est un milieu relayeur et Ronaldo un attaquant, Messi fait, depuis deux ans maintenant... du Messi.
Or, cela n'a pas toujours été le cas : le désormais triple Ballon d'Or a passé cinq années à animer de manière plus ou moins régulière l'aile droite du Barça. Dans un registre somme toute classique d'ailier inversé, il impressionnait déjà par sa faculté à passer en récitant presque toujours les mêmes dribbles, afin de rentrer de son aile droite vers l'intérieur du terrain. En 2008-2009, il forme ainsi un trio létal avec Xavi en soutien et Daniel Alves pour dédoubler dans le couloir. Arrive alors le changement qui va précipiter son arrivée à la pointe de l'attaquant catalane : Eto'o s'en va et Ibrahimovic arrive. Mais la greffe du Suédois au collectif ne prend pas.
Le placer dans l'axe : une révolution
Guardiola décide alors d'entamer ce qui sera sa véritable révolution à Barcelone : Messi passe dans l'axe. Aux yeux du reste du football mondial, c'est un coup de poker alors que les attaquants athlétiques sont toujours largement majoritaires au moment d'aller ferrailler seul face aux défenses adverse. Mais Messi ne va justement pas aller au contact. Comme Totti durant ses plus belles années romaines mais dans un autre registre, Messi devient un modèle de faux numéro 9 : plus dynamiteur que meneur.
Tout est dans le déplacement : le fait de quitter une zone gardée par un adversaire pour aller créer dans une autre. Plus précisément, lâcher les défenseurs pour aller perturber les milieux adverses. Plus vifs que la majorité de ses premiers gardes du corps, Messi profite de ces quelques dixièmes de secondes d'avance, et de son aisance balle au pied, pour se retourner et se lancer. Auparavant bridé par son objectif de rentrer à l'intérieur du terrain, l'Argentin est beaucoup plus imprévisible dans ses dribbles, pouvant partir pied gauche ou pied droit à loisir. Alors qu'un attaquant de pointe classique intervient le plus souvent dans les 25 derniers mètres, Messi se retrouver à couvrir une zone d'influence s'étalant de la surface de réparation adverse jusqu'au rond central, voire jusqu'à la ligne médiane, avec une réelle préférence pour le côté droit, Iniesta s'occupant de la percussion côté gauche.
La démonstration par le Clasico
Au-delà de tous les adversaires, que peut éliminer l'Argentin, ces seuls déplacements peuvent aussi créer le danger au cœur de l'organisation défensive adverse. Un simple retour sur l'un des derniers Clasico suffit pour s'apercevoir de l'importance de Messi pour mettre à mal le pressing adverse sur la relance catalane. En décrochant de la ligne tenu par la défense adverse, il vient occuper des zones laissées libres par les milieux madrilènes, partis plus haut pour aller presser Xavi ou Busquets. Et au cas où Messi serait suivi par un défenseur, il faudrait que celui-ci parvienne à l'éteindre sans faire de faute (ce que n'avait pas réussi à faire Carvalho lors de la demi-finale retour de Ligue des Champions) et que le reste de la défense puisse gérer les possibles appels en profondeur des ailiers, rentrant vers l'intérieur du terrain pour prendre la profondeur.
Car si les performances de Messi dans ce registre bien spécifique relèvent en majorité de ses propres qualités, elles ne seraient pas à un tel niveau sans les automatismes créés avec ses partenaires. Si les déplacements combinés avec ses ailiers ont déjà été évoqués, l'arrivée de Cesc Fabregas cette saison et le passage en 3-4-3 appellent de nouveaux automatismes, plus dangereux. Car si une bonne défense peut toujours négocier l'appel en profondeur d'un ailier, en jouant le hors-jeu ou en envoyant le latéral au marquage, elle aura toujours plus de mal à négocier le déplacement d'un joueur venu de l'arrière pour seulement traverser sa zone, comme peuvent le faire Fabregas ou Iniesta sur certaines phases de jeu (le plus souvent placé)...
L'ère des pointes de poche ?
Au bout du compte, ce troisième Ballon d'Or de Messi récompense plusieurs choses : son talent, mais aussi celui du collectif catalan pour le magnifier encore un peu plus dans ce rôle de faux numéro neuf. Et cette réussite inspire déjà en Europe. A Lille, Eden Hazard a ainsi déjà évolué dans ce rôle. Mais c'est surtout de l'Espagne et de sa Seleccion que pourrait venir la démocratisation de ce nouveau registre : Villa blessé et Torres en méforme, c'est David Silva qui pourrait hériter du poste lors du prochain Euro. Soutenu par Xavi, Fabregas et Iniesta voire Pedro, le joueur de Manchester City pourrait être le premier à démontrer l'efficacité du faux numéro 9 au plus haut niveau du football moderne. Un comble quand l'original argentin cherche encore la bonne formule avec l'Albiceleste, où il a été baladé de la pointe à la mène, en passant par l'aile droite.
Florent TONIUTTI
Twitter : @flotoniutti
























^_^Le 11/01/2012 à 19:06
Oh non je vais pas recommencer :)Le 10/01/2012 à 23:50
Euh non
En 2010
Messi : 2 titres
Sneijder : 5 titres
Ce qui fait 3 de plus que Messi et 2 de plus que Xavi et Iniesta
Meilleur buteur de cdm et meilleur passeur de ldc
Apres on est d'accord que Sneijder ballon d'or c'est moins classe que Xavi, Iniesta ou Messi ballon d'orLe 10/01/2012 à 23:38
C'est pas parce qu'il a du talent qu'on ne peut pas l'enlever du podium
Ya beaucoup de joueur de talent qui ne sont meme pas dans les 10 premier, meme pas dans la liste meme
Sinon on fait le trophe du joueur le plus talentueux et dans ce cas ok mais en attendant c'est le meilleur de l'annee qui doit gagner (un joueur qui a eu beaucoup de trophee et qui a joue un role dedans bien sur)
Et Messi je suis desole mais il ne doit pas etre sur le podium mais a la place de Sneijder c'est a dire 4emeLe 10/01/2012 à 23:19
le palmares ne vaut pas le talent car le palmares c'est grace au collectif et le ballon d'or doit toujours résté individuelle !
merci de comprendre :)
dans messi il y'a du pelé-maradona-cruyf-zidane !Le 10/01/2012 à 23:10
Evidemment qu'on enleve Messi je pensais pas enlever les espagnols de toutes faconLe 10/01/2012 à 23:07
le palmares ne vaut pas le talent car le palmares c'est grace au collectif et le ballon d'or doit toujours résté individuelle !
merci de comprendre :)Le 10/01/2012 à 23:07
Mais je pense quand meme que Sneijder meritait le podium MINIMUMLe 10/01/2012 à 22:58
prendre par exmple le poste de xavi ou iniesta de temp en temp :)
juste de temp en temp car je sais que l'attaque c'est sont meilleurs domaine et de loin :)Le 10/01/2012 à 22:50
Je trouverai normal qu'on lui donne le ballon d'or
Mais s'il etait pourri avantLe 10/01/2012 à 22:38
J'ai pas dit le contraire
Je crois que toi non plus t'a pas compris
Je dis juste que le ballon d'or se joue sur 1 annee et 1 seule
Si le joueur etait pourri avant et pourri apres peu importeLe 10/01/2012 à 22:37
Je parlais de SneijderLe 10/01/2012 à 22:25
Ah bonLe 10/01/2012 à 22:21
Bah oui mais de toute facon on s'en fou c'est pas le ballon d'or sur 2 an c'est sur 1 an
Et sur 1 an il etait tres bon
Meilleur buteur de cdm tout de memeLe 10/01/2012 à 22:11