Chaque semaine, trouvez ici la crème du blog e-foot.eu, tenu depuis 2009 par Florent Toniutti. Analyses de match et rapports tactiques fouillés, comme à l'entraînement.
Lucho retrouve le ballon
Mercredi, l'Olympique de Marseille de Didier Deschamps va faire son retour sur la scène continentale sans Lucho Gonzales. Retourné au FC Porto à quelques heures de la fin du mercato d'hiver, l'Argentin a très vite retrouvé le sourire au sein du collectif portugais. Buteur pour ses débuts face à Setubal, il a été de tous les onzes composés par Vitor Pereira depuis. Jeudi dernier, il a ainsi démarré une deuxième aventure européenne cette saison, en Ligue Europa face à Manchester City. Un retour sur la scène européenne qui a permis d'aller constater les différences entre le Lucho de Porto et celui de l'OM.
Sur le tableau, rien de nouveau
En prenant les rênes de Marseille lors de l'été 2009, Didier Deschamps souhaitait faire de Lucho l'un de ses deux milieux créateurs -avec Benoît Cheyrou. Sur le papier, l'Argentin débarquait pour évoluer au poste qu'il maîtrisait depuis maintenant quatre saisons à Porto : milieu relayeur droit dans un 4-3-3. Au fil des essais de son entraîneur et de son adaptation au championnat de France, Lucho a connu plusieurs positionnements. Il a finalement terminé sa période marseillaise en tant que premier soutien de l'attaquant -d'autres diront numéro 10- dans un 4-2-3-1. Au passage, voilà un autre milieu relayeur de formation -après Gourcuff à Milan- qui a fini numéro 10 en Ligue 1 de par ses qualités techniques et de finition. Selon le contexte de la rencontre, il n'était pas rare de le voir redescendre à hauteur de ses milieux de terrain, l'OM passant alors en 4-1-4-1 en phase défensive avant de repasser en 4-2-3-1 une fois le ballon récupéré.
Cette versatilité, Lucho l'a retrouvée au sein du FC Porto de Vitor Pereira. Car après avoir quitté le club en laissant un trou au poste de relayeur droit, il est revenu pour évoluer en soutien de l'attaquant de pointe -Hulk ou Janko selon les matchs-. Face à Manchester City, l'Argentin évoluait ainsi plus haut que tous les autres milieux de terrain lorsque Porto avait la possession du ballon. Une fois celui-ci perdu et le pressing enclenché, il était soutenu par -de gauche à droite- James Rodriguez, Joao Moutinho et Varela, formant une ligne de quatre gênant la relance des Skyblues. En phase défensive, il restait devant ses partenaires de l'entrejeu -Fernando et Moutinho-, cherchant à perturber les adversaires chargés de tenir le ballon dans le camp portugais -De Jong et Barry la plupart du temps-. Par cette position avancée, il offrait ainsi un relais au sol en cas de contre-attaque rapide -rarement utilisé toutefois-.
A Marseille, le jeu sans ballon
Les systèmes de jeu employés étant quasiment les mêmes, il faut se tourner vers la manière dont ils s'articulent pour trouver quelques-unes des raisons -qui ne sont sans doute pas uniquement tactiques d'ailleurs- de la rapide renaissance de Lucho. Avant de rentrer dans le détail, il faut prendre en compte l'un des défauts du joueur : il n'aime pas les duels. Malmené par le FC Porto en première mi-temps, Manchester City a d'ailleurs fait en sorte de mettre l'Argentin -et Moutinho- dans des situations difficiles face à De Jong et Barry pour prendre le dessus et aller chercher la victoire en deuxième mi-temps. En Ligue 1 aussi, Lucho souffrait du marquage serré de certains de ses adversaires, particulièrement les milieux plus vifs que lui -Mavuba pour donner un exemple-.
Un défaut que Didier Deschamps a réussi à transformer en qualité. Lucho restant une menace, les adversaires plaçaient souvent un joueur sur lui, chargé de suivre ses déplacements pour limiter son influence sur le jeu. Evoluant en soutien de l'attaquant, l'Argentin se retrouvait naturellement dans la zone de la sentinelle ou des milieux défensifs adverses. Ses nombreux déplacements -s'il ne sprintait que rarement, Lucho était l'un des Marseillais qui faisait le plus de kilomètres sur le terrain- entraînaient alors un adversaire dans son sillage, créant ainsi des brèches pour les incursions dans l'axe de André Ayew et Mathieu Valbuena. De la même façon, la relance marseillaise avait besoin de ses décrochages, soit pour offrir un relais à l'un des milieux de terrain, soit tout simplement pour entraîner un milieu défensif avec lui et libérer de l'espace devant la défense adverse afin de jouer directement sur l'attaquant de pointe (Rémy ou Brandao).
En résumé à Marseille, Lucho était important lors de la phase de relance. Dans le camp adverse, il opérait surtout dans l'ombre, créant des brèches par ses déplacements. Même s'il offrait parfois des relais dans l'axe pour des une-deux avec eux, il laissait aux ailiers marseillais le soin de créer les décalages, grâce aux soutiens des latéraux venus faire le surnombre sur les extérieurs. Durant ses meilleures périodes, il réapparaissait ensuite dans les vingt derniers mètres pour être à la finition des actions.
A Porto, l'abondance des soutiens
Depuis son retour au Portugal, Lucho évolue dans une toute autre animation, bien que le système soit le même (4-2-3-1). Lorsqu'on y regarde de plus près, il se retrouve même dans un rôle quasiment opposé à celui qu'il occupait à Marseille. Deux choses diffèrent et conditionnent le reste : il n'a pas à décrocher pour aider à remonter les ballons et son positionnement derrière l'attaquant est fait pour qu'il offre des relais dans cette zone du terrain -au lieu de la quitter pour attirer un adversaire avec lui et ouvrir des brèches à ses partenaires-. Troisième facteur important : le FC Porto compte dans ses rangs des milieux récupérateurs d'un niveau technique largement au-dessus de la moyenne.
Doté d'un volume de jeu impressionnant, Fernando forme la première ligne de relance avec ses deux défenseurs centraux. Ce sont donc les latéraux et Joao Moutinho qui apportent les premières solutions pour la relance de Porto par leurs déplacements -latéraux ou verticaux-. A l'inverse, à Marseille, Lucho était l'une des premières solutions des relanceurs, avec là aussi les latéraux dans les couloirs. A Porto, l'Argentin peut ainsi évoluer plus haut sur le terrain : face à Manchester City, il a touché une large majorité de ballons dans les 40 derniers mètres, l'un d'entre eux étant à l'origine de l'ouverture du score de Varela -Lucho créant le décalage pour Hulk, futur passeur décisif-. Mais alors pourquoi Lucho marseillais, souvent en difficulté dans des périmètres resserrés, réussit-il aujourd'hui à créer des différences au coeur des blocs adverses?
Pour répondre à la question, il faut se tourner vers les soutiens qui s'offrent à lui. A l'inverse de l'OM qui a pour habitude d'exploiter toute la largeur du terrain, le FC Porto n'hésite pas à créer beaucoup de solutions courtes autour du porteur de balle afin de créer des différences sur des petits périmètres. Ainsi, entre De Jong et Barry, Lucho a souvent reçu l'aide de James Rodriguez et Varela, les deux ailiers rentrant à l'intérieur pour proposer des une-deux et autres échanges en une touche de balle à l'Argentin. Des solutions permises par la menace constante que faisait peser Hulk dans le dos des latéraux de City, empêchant ces derniers de suivre leurs adversaires directs pour permettre à City de conserver le surnombre dans l'axe. Parfois mis en infériorité avec le soutien de Moutinho à ses créateurs, les milieux de City étaient contraints de contenir les actions adverses plus que de presser les joueurs et Lucho ne pouvait dès lors qu'en profiter.
Conclusion :
Du travailleur discret mais professionnel en France, Lucho a retrouvé à Porto ses habitudes de leader technique dans un environnement plus propice à ses qualités. S'il n'est pas devenu un joueur capable de renverser une tendance à lui seul -il n'a ainsi rien pu faire pour tirer le collectif vers le haut et enrayer la montée en puissance de City en deuxième mi-temps-, l'Argentin a retrouvé un rayonnement plus en adéquation avec son style de jeu.
Florent TONIUTTI
(sur twitter : @flotoniutti)
























T'as rien compris à l'article toi!Le 22/02/2012 à 16:48
CRITIQUER L'om est le sport national sur ce site . vous faites pitiéLe 22/02/2012 à 16:43
et vu tout ce qu'il a gagné je suis bien content de l'avoir eu
Merci encore commandant!!!!!!!!!Le 22/02/2012 à 15:54
meme s il a couté 24 millions il a été un des artisants du championnat si attendu..Le 22/02/2012 à 15:50
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Ça en devient ridiculeLe 22/02/2012 à 15:49
Bravo Florent!Le 22/02/2012 à 14:50
Des clubs libres !!! Saisissez votre chance !!!
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ULTIME MANAGER
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5 ans d'experience en matière de simulation PES
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ULTIME MANAGERLe 22/02/2012 à 14:50
Voilà pourquoi ce championnat est souvent ennuyeux.Le 22/02/2012 à 13:57
A Porto le systeme est fait et basé sur lui et ses qualités. Normal qu'il y reussisse.Le 22/02/2012 à 13:36
Jamais un surnom n aura était si mal approprié..
Une vrai chèvre ce lucho!!!
Comme dit le 2 pas besoin de ralenti avec lui;)Le 22/02/2012 à 13:16
Messi certes plus decisif a malgre tout besoin aussi des autres pour briller. Exemple avec l'argentine ou il est moins visible.
Lucho manque aussi de puissance, de vivacite et surtout est trop inconstant. Le coup de genie tous les 5 matchs est insuffisant. Cheyrou est plus influant sur le jeu de l'OM et que dire de Valbuena qui insulfe de la vivacite et de la percussion.Le 22/02/2012 à 10:35