Tennis - Les Français(es)
17/02/2007 - 12:00Bîmes mis en examen

Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Christian Bîmes, soupçonné de "prise illégale d'intérêts et abus de confiance", a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire jeudi, révèle le journal L'Equipe à paraître samedi.
Le président de la FFT, en poste depuis 1993, avait été placé mardi soir en garde à vue pour quarante-huit heures dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique de la Préfecture de police de Paris, indique-t-on de même source.
Sa mise en examen par Xavière Siméoni, juge d'instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, s'inscrit dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 18 février 2005 à la suite de l'envoi d'une lettre anonyme au juge Courroye et au service central de la prévention de la corruption.
Au mois de décembre 2004, cinq licenciés de la FFT avaient déjà déposé une plainte contre M. Bîmes pour "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêts ".
Mis en examen, M. Bîmes peut désormais avoir accès au dossier
Ils lui reprochaient notamment la perception d'indemnités indues, l'utilisation d'automobiles, le remboursement de dépenses injustifiées (billets d'avion, téléphone, traiteur,...) et le fait que son épouse ait continué à travailler après son mariage pour la société qui fournit les hôtesses pendant le tournoi de Roland-Garros.
M. Bîmes, alors en pleine campagne électorale pour un troisième mandat à la présidence de la FFT, avait répliqué en portant plainte en diffamation, imité ensuite par la FFT en tant que personne morale.
Après une perquisition à la FFT par la police judiciaire en mai 2005, la mise en examen constitue le troisième volet de l'affaire et permettra à M. Bîmes d'avoir accès au dossier.
Docteur en pharmacie de Toulouse, âgé de 59 ans, il avait été réélu le 5 février 2005 pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête de la FFT, avec 83,81% des voix.
Il avait à l'époque expliqué cette victoire triomphale par "un vote sanction contre des attaques dérisoires et infondées". M. Bîmes a décidé, selon le journal L'Equipe, de ne pas ajourner ses vacances en famille prévues à partir de samedi.













