AFP

Finale Coupe Davis, France-Suisse : Et si c'était Tsonga-Gasquet contre Federer-Wawrinka ?

Et si c'était Tsonga-Gasquet contre Federer-Wawrinka ?

Le 21/11/2014 à 23:28

Le match de double de samedi sera crucial dans l'issue de cette finale de Coupe Davis. Tout le monde l'admet sans problème, au point que presque tous les joueurs ont fait acte de candidature pour le jouer... même Roger Federer.

Attention, chamboulement en perspective. Après deux rapides victoires vendredi, tous les protagonistes du vendredi ont déjà envie de passer à autre chose. En l'occurrence au prochain match : le double de samedi. Si l'affiche initialement prévue était Benneteau-Gasquet face à Lammer-Chiudinelli, le quatuor sur le terrain samedi pourrait en être bien éloigné. Que ce soit les joueurs précités, ou ceux du jour, tous ont posé candidature pour être acteurs de la deuxième journée de compétition. Du coup, les spectateurs du stade Pierre-Mauroy pourraient bien assister à Tsonga/Gasquet face à Federer/Wawrinka. Etonnant ? Pas tant que ça.

Présent dans le box français lors du match Monfils-Federer, Jo-Wilfried Tsonga ruminait encore sa défaite en quatre sets face à Stanislas Wawrinka (6-1, 3-6, 6-3, 6-2). Une défaite qui s'est vite dessinée et n'a fait l'objet d'aucune contestation, malgré une préparation sur terre supérieure à son adversaire et une motivation évidente. S'il l'admet sans problème, il n'a désormais qu'une envie : vite revenir sur le court pour offrir ce point qu'il n'a pas su donner à son clan vendredi. "J'ai envie de me racheter, a-t-il lancé en conférence de presse. Je n’ai pas envie de rester là-dessus. Après, ce n'est pas ma décision. On va discuter ça avec les gars."

Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet

Jo-Wilfried Tsonga et Richard GasquetEFE

Les Suisses ont engagé le coach des frères Bryan !

Leader incontestable de l'équipe de France, Tsonga candidat veut souvent dire Tsonga titulaire. Il a, de plus, un bilan plus qu'honorable dans cette compétition avec cinq victoires en cinq matches de double, dont deux cette année avec Richard Gasquet. Et la dernière, acquise en quatre sets face aux Tchèques Berdych et Stepanek, pourrait bien convaincre Arnaud Clément de renvoyer Tsonga sur le devant de la scène, au détriment de Julien Benneteau, revenu pourtant de Londres après avoir joué le Masters avec Edouard Roger-Vasselin.  "Il est important de voir comment Jo se sent, de voir comment les autres joueurs aussi ressentent les choses, a déclaré un Clément prudent, avant de lâcher : "Sur le double, j'ai ma petite idée pour ma part, mais il est bon également après une journée comme celle-là de prendre un peu son temps, quelques heures pour que cela retombe un peu, afin de relancer la machine." Nous n'en saurons pas plus ce vendredi soir. Pas avant 14h30 samedi.

Le double, c'est indéniablement le point faible de l'équipe suisse. C'est là où les Bleus devront faire la différence pour viser une victoire dans cette finale. Severin Luthi, capitaine suisse, a bien mesuré cela. Raison pour laquelle il a décidé de faire appel à l'entraîneur des frères Bryan, référence en la matière sur le circuit ATP, pour l'aider à Lille. "Il connaît très bien les adversaires, peu importe qui c’est... Je pense qu’avoir un avis de l'extérieur, de quelqu'un qui depuis des années ne fait que ça, cela peut nous aider. On a eu de bonnes discussions, il m'a convaincu à Londres, c'est pourquoi je lui ai demandé de venir."

Clément : "Je suis sûr que le double suisse sera Federer/Wawrinka"

Flanqués d'un coach qui a de très solides références en double, les Suisses ne prépareraient-ils pas un coup de poker ? A entendre Roger Federer à l'issue de sa défaite en trois sets face à Gaël Monfils (6-1, 6-4, 6-3), cela ne ferait aucun doute. "Je suis prêt à jouer trois jours !", s'est exclamé le Suisse visiblement plus en délicatesse avec son dos. "Si jamais on pense que c'est le meilleur choix, ça dépend de ça aussi, je suis prêt à le faire, en tout cas, je sais que maintenant, il y a moins de risques qu'il n'y en avait il y a quelques jours, qu'il n'y en avait ce matin (ndlr, vendredi). C'est clair que je me mets à disposition de l'équipe, à fond, non pas uniquement comme joueur, mais aussi pour n'importe quel rôle que je peux prendre dans l'équipe, je suis là pour soutenir, pour être là."

Wawrinka et Federer ont beau être les leaders de l'équipe suisse, les voir alignés en double samedi serait tout de même une sacrée surprise. Déjà parce que c'est prendre le risque d'une rechute physique du Bâlois si le match venait à s'éterniser. Ensuite parce que la paire qu'il forme avec le Vaudois n'offre pas de pleines garanties. Ils ont beau avoir gagné l'or olympique ensemble à Pékin sur dur en 2008, en Coupe Davis, c'est loin d'être aussi convaincant. Les deux Helvètes ont joué six matches ensemble dans cette épreuve depuis 2008 et n'en ont gagné que deux, le dernier en deuxième division en 2011. Pourtant, Clément n'envisage pas d'autre hypothèse : "Je suis sûr que le double suisse sera Federer/Wawrinka", a-t-il affirmé. En réalité, la seule chose dont nous sommes sûr, c'est que Gaël Monfils n'en sera pas : "Le double, pour moi? On va en parler, mais honnêtement, je ne pense pas que j'ai une chance." Potentiellement, les sept autres acteurs de cette finale en ont une.

Stan Wawrinka et Roger Federer ont remporté l'or en double à Pékin

Stan Wawrinka et Roger Federer ont remporté l'or en double à PékinAFP

0
0