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Tsonga serait bien inspiré de finir le travail...

Tsonga serait bien inspiré de finir le travail...

Le 16/09/2017 à 20:14Mis à jour Le 17/09/2017 à 12:21

COUPE DAVIS – Après sa victoire dans le double, la France mène 2-1 face à la Serbie. La finale est à portée de main. Jo-Wilfried Tsonga peut valider la qualification tricolore en battant Dusan Lajovic. Un scénario idéal, et sans doute souhaitable, pour éviter au fébrile Lucas Pouille de devoir négocier un cinquième match décisif...

Une victoire. C'est tout ce qui sépare encore la France d'un retour en finale de la Coupe Davis. Sans Djokovic, sans Troicki, sans Tipsarevic, cette équipe de Serbie ne ressemble pas à grand-chose et la qualification, c'est le service minimum pour les Bleus, surtout à domicile. Reste que, si la bande à Yannick Noah est en position de force à l'issue du double remporté par Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert, elle n'est pas encore en finale après les deux dernières journées. Le fiasco demeure une possibilité. Quitte à l'éviter, autant faire vite. Ce sera la mission de Jo-Wilfried Tsonga, dimanche, contre le "numéro un" serbe, Dusan Lajovic.

Si le Manceau s'incline contre le 80e mondial, deux jours après la défaite de Lucas Pouille contre ce même joueur, ce serait tout de même une forme de catastrophe. Quel désaveu pour les deux leaders tricolores, sur le papier nettement supérieurs à Lajovic. Mais, au-delà de ce triste constat, cela obligerait surtout Pouille à disputer un cinquième match décisif. Certes, face à un adversaire plus qu'abordable, puisque Laslo Djere n'affiche pas un CV de nature à terrifier. Mais le Nordiste, déjà battu vendredi, est tellement fragile en ce moment, et son niveau de confiance si bas, que l'expérience pourrait s'avérer bien délicate à gérer.

Le stress ? "Je ne sais pas ce qui m'a pris de parler de ça vendredi", dit Noah

Vendredi, Lucas Pouille n'a jamais réussi à se libérer. Alors, imaginez ce qu'il en serait dans un cinquième match... Samedi, Yannick Noah a cherché à déminer le terrain, évacuant la notion de stress, omniprésente dans les discours après la défaite du numéro deux tricolore. Le capitaine avait même endossé la responsabilité de l'échec de son joueur, estimant lui avoir "communiqué" son stress. "Je ne sais pas ce qui m'a pris de parler de ça vendredi, a rectifié l'ancien vainqueur de Roland-Garros à l'issue du double. Mais quand cela ne se passe pas bien, tu te sens responsable, forcément."

Yannick Noah assure avoir débriefé avec son joueur, afin de comprendre les raisons de ce qu'il faut bien appeler un échec, même si Lajovic a livré un match de qualité face à lui. "Il y a plein de leçons à en tirer, juge-t-il. On peut s'appuyer sur ce qu'il s'est passé pour améliorer les choses à la fois pour demain (dimanche, NDLR) et la suite. Il faut être à l'écoute pour lui proposer quelques clés. Aujourd'hui, son entraînement s'est bien passé." N'empêche. Pour tout le monde, pour Noah et plus encore pour Pouille, mieux vaudrait que Jo-Wilfried Tsonga règle cette affaire en début d'après-midi.

Ce serait (beaucoup) mieux, ne serait-ce que pour éviter de conférer à cette qualification une impression désagréable. Car, même si Lucas Pouille s'en sort derrière, battre cette équipe de Serbie avec deux victoires contre Djere et le point du double, ce serait un drôle de succès. Au-delà de la validation du ticket pour la finale, c'est aussi la crédibilité de cette équipe qui se joue. Seul le résultat compte, mais la manière n'est pas neutre, surtout quand on a la chance d'affronter une équipe privée de l'essentiel de ses meilleurs joueurs, dont un immense champion.

Jo-Wilfried Tsonga - France Coupe Davis 2017

Jo-Wilfried Tsonga - France Coupe Davis 2017Getty Images

" Jo est bien"

Mais dans le clan tricolore, on ne veut pas envisager autre chose qu'un dénouement heureux dès le match 4. Même loin de son meilleur niveau, Tsonga a suffisamment de vécu et d'atouts dans son jeu pour réussir là où Lucas Pouille a échoué. "Jo est bien, estime Noah. Jo aura une meilleure opposition dimanche mais le match de vendredi le renforce et lui donne un peu de confiance. Je trouve qu'il a fait un bon match. Il y a toujours des choses à améliorer mais il a été bon et aussi au niveau du comportement."

La petite passe d'armes entre le capitaine et son leader, vendredi, accrédite la thèse d'une certaine sérénité du Sarthois. Breaké dans le premier set face à Djere, JWT a demandé à Noah de se détendre. "C'est bon Yann, laisse-moi faire, ça va aller", lui a-t-il lancé. "S'il se sent bien dimanche, il n'y a pas de raison que j'intervienne, sourit Noah. Je ne suis pas là pour faire un show. Il faut trouver le bon équilibre." Celui qui peut et doit permettre à celui qui reste le leader du tennis français de propulser cette équipe en finale. Sans (trop de) frayeurs.

Jo-Wilfried Tsonga et Yannick Noah

Jo-Wilfried Tsonga et Yannick NoahGetty Images

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