Tennis - Coupe Davis 2007
04/04/2007 - 15:15Safin, ce joueur de "Coupe"

Sa dernière victoire en tournoi remonte à l'Open d'Australie 2005 et il n'est que le quatrième Russe au classement mondial mais Marat Safin sera encore le grand acteur du quart de finale de Coupe Davis face à la France ce week-end à Moscou, tellement l'ép
Seulement 27e à l'ATP, le Moscovite a du mal à mettre un pied devant l'autre depuis deux ans, alternant blessures, sorties piteuses et gros coups de blues. Cette année, il a tout juste atteint les demi-finales à Las Vegas et reste sur deux défaites d'entrée à Indian Wells, contre le Français Nicolas Mahut, et à Miami, face à l'Espagnol Feliciano Lopez.
Un bilan sinistre pour un ex-N.1 mondial qui, à 27 ans, doute de plus en plus de ses capacités à retrouver un jour le Top 10 et qui a quasiment fait une croix sur une troisième victoire du Grand Chelem, trop exigeante pour son grand corps cabossé de partout.
Safin ne doute pas en Coupe Davis
En Coupe Davis, la situation est toute autre. Il s'y mue en combattant féroce, exemplaire et décisif lors des deux sacres russes en 2002 et 2006. Lors de la première victoire, à Paris contre la France, il remporte ses deux simples en finale face à la Sébastien Grosjean et Paul-Henri Mathieu.
L'année dernière, il assomme une nouvelle fois la France d'entrée en battant Richard Gasquet dans le premier match des quarts de finale à Pau. Il enchaîne ensuite par une victoire sur Andy Roddick en demi-finale et offre presque à lui seul le Saladier d'argent à son équipe en remportant ses deux simples et le double contre l'Argentine en finale.
Goguenard
Mardi, Safin était donc tout sourire à l'idée de retrouver son épreuve fétiche. "Si je suis content de retrouver la Coupe Davis? Et comment! C'est la seule compétition où je gagne encore des matches", a-t-il plaisanté, lors d'une conférence de presse folklorique au cours de laquelle le capitaine Shamil Tarpischev a notamment remis l'ordre du "maître des sports" à Nikolay Davydenko.
Le N.1 russe a accueilli la récompense avec un regard goguenard, avant de lancer: "Il était grand temps car j'étais le dernier en Russie à ne pas l'avoir."
Cela a beaucoup fait rire Safin, en possession depuis belle lurette de cette médaille, vestige de l'ancien régime soviétique. Quelques instants plus tard il était redevenu sérieux pour rappeler le danger de cette rencontre face à la France, pourtant battue trois fois en quarts de finale ces trois dernières années.
La nuit blanche de Tarpischev
"Si on pense déjà à la demi-finale, on a 99% de chances de perdre", a averti Safin, attendu comme une rock-star en Russie, ce qui ne manque pas d'inquiéter son capitaine qui aurait "préféré jouer à l'extérieur" pour cette raison.
Cela ne devrait cependant pas le dissuader d'aligner une nouvelle fois Safin en simples et peut-être aussi en double. L'année dernière avant le double de la finale face à l'Argentine, Tarpischev n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, incapable de se décider pour une paire précise.
Au petit matin, après avoir tourné une partie de la nuit en voiture dans les rues de Moscou, il a opté pour la paire Safin-Tursunov, un choix inédit mais qui a fait mouche (victoire 6-2, 6-3, 6-4 sur Calleri-Nalbandian).
Cet épisode a fini par convaincre Tarpischev qu'il pouvait compter en toutes circonstances sur son leader. "Safin jouera parce que c'est le plus motivé de tous", tranche un proche du joueur. Les Français sont prévenus.















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