Gaël Monfils s'est fait violence. Sorti piteusement dès le stade du deuxième et troisième tours à Roland-Garros et Wimbledon face à l’Italien Fognini et l’Australien Hewitt en faisant preuve d’un dilettantisme et d’une nonchalance coupables, le 17e mondial ne présentait pas vraiment les garanties nécessaires avant de défier la fabuleuse armada espagnole en quart de finale de la Coupe Davis. Des doutes accentués encore par la surface choisie par le clan tricolore. Rapide et aux rebonds très bas, le Zénith de Clermont-Ferrand n’offrait pas vraiment un terrain de jeu idéal au numéro deux tricolore. Et pourtant, le protégé de Roger Rasheed a rendu, face au coriace David Ferrer, sa partition la plus aboutie de sa saison, en trouvant les ressources mentales de forcer sa nature pour s’imposer.
Plus à l’aise sur terre battue et doté de qualités défensives impressionnantes, Gaël Monfils peine toujours à prendre le jeu à son compte alors qu’il compte pourtant dans son arsenal une puissance de feu tant au service qu’au coup droit tonitruante, capable de laisser les meilleurs joueurs de la planète tennis à plusieurs mètres de la balle. Une force de frappe ahurissante qu’il n’utilise cependant qu'avec parcimonie. Un grand gâchis diront certains, un talent encore inexploité penseront les autres, c’est pourquoi Guy Forget ne pouvait cacher sa satisfaction d’être parvenu à le pousser sur des chemins encore méconnus, mais bel et bien indispensables face à une machine telle que Ferrer. "Je suis fier de lui et ravi qu’il ait réussi à faire tomber cette barrière", se réjouissait le capitaine tricolore à l’issue du match, heureux d’avoir su trouver les mots pour le convaincre de jouer contre nature. "Il a dû gérer un court qui n’est pas forcément celui qu’il affectionne, mais il s’en est très bien tiré. Il a vraiment réussi à forcer sa nature, à être très offensif et à faire des choses qu’il ne fait pas habituellement. C’est grâce à ces options tactiques assez offensives qu’il s’est imposé".
Une victoire contre lui-même
Après deux premiers sets parfaitement maitrisés, pendant lesquels il a trouvé le bon équilibre entre prise d’initiative et patience, Gaël Monfils est, par instant, retombé dans ses travers en même temps qu’il connaissait une légitime baisse régime. Bousculé par le rouleau compresseur "made in Spain", le Francilien a plusieurs fois été tenté de reculer d’un cran, de se contenter de remettre la balle dans les limites du court sans plus rien entreprendre. Contrairement à ses dernières sorties, il a cependant su rebondir et prêter une oreille attentive aux conseils venus du staff. "Il a des certitudes, ce qui peut parfois être une qualité mais notre rôle à nous, c’est d’arriver à le convaincre de mettre un schéma tactique en place", a précisé Guy Forget en conférence de presse.
"Mon rôle était de le pousser à se rapprocher de sa ligne, à faire des changements de rythme et à forcer sa nature en se hissant par exemple de temps en temps au filet. J’ai senti que pour lui, c’était dur, qu’il s’est fait violence". Des recommandations reçues 5 sur 5 puisqu’au final, Gaël Monfils, porté des velléités offensives inhabituelles, a rendu une copie impressionnante et prometteuse : 37 coups droits et 12 revers gagnants, 20 montées transformées victorieusement sur 28… Plus qu’un match, le Français a remporté une victoire "contre lui-même, contre les certitudes qu’il pouvait avoir". Un succès à méditer qui pourrait peut-être sonner comme un tournant dans la carrière du Parisien.



AFP






















Pourtant la reserve espagnoe est impressionnante ferrero granollers robredo almagro.Le 12/07/2010 à 11:20
Costa à tres mal géré son équipe en alignant les meilleurs de l'ATP.
Ils étaient carbonisé par leurs perfs individuel(verdasco,ferrer).
LLodra illustre bien que les joueurs de second plan sont toujours meilleurs en davis cup.Le 12/07/2010 à 11:15
les initiatives étaient quasiment toutes celles de ferrer, simplement monfils était costaud physiquement du fond du court
je vois bien monfils gagner l'us open maintenantLe 11/07/2010 à 19:38
la victoire de Benneteau 7-6 6-4 sur LopezLe 11/07/2010 à 16:59
la victoire de Benneteau 7-6 6-4 sur LopezLe 11/07/2010 à 16:59
parce que imaginé si les Russes seront en pleine forme pour le mois de septembreLe 11/07/2010 à 15:33
c'est plutot voir Nalbandian-Youghni
parce que il faudra voir quel adversaire qu'on affronté pour le tour suivantLe 11/07/2010 à 15:18
la il aura un match entre Benneteau-Lopez
mais de toute façon ses 2 matchs la sa compte pour du beurre suite qu'aux Espagnols ne peut plus se qualifiéLe 11/07/2010 à 15:12