TENNIS 2012 Arnaud Clement - AFP
 
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Coupe Davis France-Israël - Arnaud Clément: "Je suis très méfiant"


Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 31/01/2013 à 21:00 -
Par Eurosport - Le 31/01/2013 à 21:00
Arnaud Clément disputera son premier match de Coupe Davis en tant que capitaine face à Israël ce week-end à Rouen. Un exercice nouveau dans lequel l'euphorie n'aura pas sa place.

Arnaud, quel est votre état d’esprit ? On vous imagine très impatient…

A.C. : Non, je ne suis pas plus impatient que ça. Le timing, on le connaît. Je suis très content, très excité à l’idée que les matches commencent demain. La préparation s’est super bien passée. Tout le monde a été très appliqué, très concentré. C’est ce que je souhaitais. On va vraiment pouvoir dormir sereinement jeudi soir. On a fait le travail pour être prêt pour les matches.

Vous connaissez vos joueurs depuis très longtemps. Avec-vous réussi à trouver la distance nécessaire ?

A.C. : J’essaie de faire les choses le plus naturellement possible. Après, est-ce que je dois mettre une certaine distance ? Pour l’instant, je ne l’ai pas ressentie dans les choix que j’ai eu à faire, dans les explications que j’ai eu à donner à ceux qui ont été sélectionnés, ou à ceux qui ne l’ont pas été. Pour l’instant, je ne le juge pas nécessaire. Et à l’avenir, je ne pense pas que cela le soit. On verra plus tard, en fonction des circonstances, des rencontres…

L’équipe de France est largement favorite de cette rencontre face à Israël…

A.C. : Sur le papier, c’est vrai… Au tirage au sort, il y avait des équipes plus fortes, mais là encore, c’était sur le papier. Avant une rencontre, il faut toujours être très méfiant. Les joueurs israéliens jouent aujourd’hui dans le Groupe mondial. Pour évoluer à ce niveau-là, il faut être une équipe forte. Ils ont disputé une demi-finale en 2009. Ils ont l’habitude de battre des équipes plus fortes qu’eux sur le papier. Pour ce qui nous concerne, on se concentre sur des choses que l’on maîtrise. On a effectué une très bonne préparation. On ne s’est pas préparé pour battre des joueurs classés entre les 100e et 150e places mondiales. On s’est préparé pour passer le premier tour de Coupe Davis, pour continuer l’aventure. On est tous très concentré, très concerné par ce premier match.

Il faut éviter l’excès de confiance…

A.C. : Oui, mais je ne l’ai jamais ressenti chez aucun de mes joueurs. Aucun d’entre eux ne se dit : « On est plus fort. On va gagner. » Aujourd’hui, nous sommes au tout début d’une saison de Coupe Davis, il faut passer ce premier tour, battre ces gars-là. Je sens mes joueurs très impliqués.

Quel capitaine serez-vous ? Quelle sera votre posture ? Votre attitude ?

A.C. : Je ne réfléchis pas vraiment à ce genre de choses. Il ne faut pas trop penser. Il faut être naturel. Je m’imagine assez expressif, parce que je l’étais en tant que joueur. Je le suis aussi sur les tournois du Grand Chelem quand mes joueurs sont sur le court. J’imagine que ce sera encore décuplé en Coupe Davis.

Il y a six mois, vous étiez encore joueur… Allez-vous ressentir des fourmis dans les jambes pour aller sur le terrain ?

A.C. : Non, pas du tout. Il n’y a aucune chance ! De temps en temps, je tape la balle avec les gars pour dépanner, et ça joue très, très fort. Ca va beaucoup trop vite pour moi. Donc, cela ne me dérange pas du tout de ne pas être sur le terrain.

Comment se prépare-t-on pour être parfaitement prêt le jour J ?

A.C. : On se prépare de la manière la plus sérieuse possible. On essaie de ne rien laisser au hasard. Encore une fois, j’ai trouvé mes joueurs très impliqués dès les premières minutes de chaque entraînement.