Djokovic murray - AFP
 
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Djokovic dédramatise

Djokovic dédramatise

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 03/03/2012 à 00:54 -
Par Eurosport - Le 03/03/2012 à 00:54
Battu vendredi par Andy Murray en demi-finale à Dubaï (6-2, 7-5), Novak Djokovic est apparu impuissant sur le court. Le Serbe enregistre sa première défaite en 2012, retombe sur terre après sa victoire à l'Open d'Australie, reconnaît la supériorité du Britannique mais ne s'en fait pas outre-mesure.

Novak Djokovic qui met tout le monde d'accord à l'Open d'Australie, domine Andy Murray et Rafael Nadal après deux longs combats et finit par soulever le trophée : le 29 janvier dernier, l'année 2012 partait sur les mêmes bases que 2011. Jusqu'à ce vendredi. Écarté en 1h22 par Andy Murray en demi-finale de l'Open de Dubaï (6-2, 7-5), où il était triple tenant du titre, le n°1 mondial réalise une mauvaise opération au classement ATP puisqu'il perdra lundi plus de 300 points. Mais surtout, c'est la manière dont il a mis un genou à terre face au Britannique qui interpelle.

"Je n'ai pas joué un bon match, a-t-il reconnu après-coup sur le site officiel de l'ATP. J'ai commis beaucoup de fautes directes dans les moments importants." Il est apparu bien moins fringant que d'habitude, et l'addition aurait pu être plus corsée si Andy Murray n'avait pas flanché au moment de servir pour le match à 6-2, 5-3. "Il était le meilleur aujourd'hui. Et c'est normal de ne pas pouvoir donner le meilleur de soi-même quand c'est nécessaire dans certains matches."

Djoko relativise

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Le Serbe n'a pour autant pas cherché à se trouver des excuses, même s'il a regretté dans un soupir ses balles de débreak non converties à 2-4 dans le premier set. "Après, il a engrangé de la confiance et a beaucoup mieux joué." En difficulté en fond de court ("je n'étais pas à l'aise"), il a changé de stratégie et a tenté de forcer la décision en multipliant les montées au filet. "Je ne me déplaçais pas très bien. Je n'avais pas beaucoup de rythme. J'ai essayé d'être plus agressif", explique-t-il. Sans succès. Il a perdu "parce que [Andy Murray] jouait très bien et retournait bien mes services", souligne "Djoko", qui estime "avoir bien servi".

Pas de quoi cependant déclarer l'état d'urgence. Du côté du n°1 mondial, on relativise : "C'est une nouvelle année. Cela a été un super tournoi ici à Dubaï". C'est le lot des "top players" qui, à force de marcher sur l'eau, habituent à bien mieux et inquiètent les supporters quand ils perdent en demi-finale d'un tournoi réunissant, en l'occurrence, huit des dix meilleurs joueurs mondiaux. Mais leur force est de rebondir. "Je me concentre maintenant sur les tournois d'Indian Wells et de Miami qui arrivent, confie Novak Djokovic. Je vais essayer d'être prêt."

A Indian Wells, il y aura aussi son bourreau de vendredi. Mais le plateau de ce Masters 1000 sera encore plus relevé qu'à Dubaï (qui a pourtant rameuté un bon troupeau pour un ATP 500 Series) puisqu'il devrait réunir, en plus des gros poissons présents sur le sol émirati, les deux absents de marque de cette semaine : les Espagnols Rafael Nadal et David Ferrer. C'est là qu'on verra réellement si le Djokovic de 2012 est du même cru que celui de 2011. S'il est encore monstrueux ou alors simplement exceptionnel.