Escudé : "Cela ne va pas être simple"

Escudé : "Cela ne va pas être simple"
Par Eurosport

Le 11/04/2011 à 16:53Mis à jour Le 13/04/2011 à 20:54

Pour la 5e fois en six ans, l’équipe de France est contrainte de passer par les barrages pour sauver sa place dans le Groupe mondial de la Fed Cup. La tâche des joueuses de Nicolas Escudé, dont Aravane Rezaï, s’annonce d’autant plus compliquée que ce sera à Lérida, sur terre battue, en Espagne.

Cette rencontre vous fait-elle peur ?

Nicolas ESCUDE : Forcément ! Toutes les rencontres font peur et il faut justement un peu de ce stress pour arriver à faire de belles choses. Vu le contexte de cette rencontre, un match de barrage, tournons les choses du bon côté en nous disant que nous avons l’expérience de ce genre de situation. Même si, à chaque fois ces deux dernières années, c’est quand même passé de justesse.

C’est toujours compliqué, ce n’est jamais une partie de plaisir. Mais il est vrai que les filles savent à quoi s’attendre, notamment en termes de tension et de stress. Elles y sont confrontées depuis plusieurs années ! Mais là, quand on regarde les résultats globaux des filles depuis début 2010, les soucis d’Aravane depuis le début de la saison, je me dis que ça ne va pas être simple… Surtout face à une nation comme l’Espagne, qui plus est chez elle.

Avez-vous déjà une idée des joueuses que vous allez aligner en simple ?

N.E. : J’ai mon idée. Mais les filles viennent tout juste de reprendre sur terre battue. Aravane et Alizé viennent malheureusement de perdre toutes les deux (NDLR : à Marbella et Charleston), mais elles ont donc déjà joué en compétition sur cette surface. J’attends de voir plus précisément leur adaptation à cette surface si spécifique.

De la même façon, avez-vous une équipe de double en tête ?

N.E. : J’ai quelque chose en tête. Différentes solutions peuvent se présenter à moi. Certaines complètement inédites, et d’autres comme Razzano / Cornet qui ont joué ensemble à l’Open GDF Suez, et très bien d’ailleurs. Il y a matière à aligner une équipe de double plus que compétitive. Ce sera mon travail et celui de mon staff pour préparer au mieux un éventuel match décisif.

Que redoutez-vous des Espagnoles ?

N.E. : Avant tout, le fait que ce soit un match de barrage où elles évolueront à domicile. Cette nation, quel que soit le sport, est toujours très difficile à battre chez elle. Ce sont des joueuses qui connaissent bien le circuit, qui enregistrent de bons résultats. Depuis le début de la saison sur terre, les Espagnoles ont quasiment tout remporté. Ce sera donc une équipe difficile à battre, surtout sur terre battue.

Quels conseils allez-vous donner à vos joueuses ? Quel sera votre message ?

N.E. : Qu’il faut gagner ! On va tout mettre en œuvre, tout faire pour qu’elles soient dans de bonnes dispositions, pour que les cinq filles soient prêtes à donner le meilleur d’elles-mêmes.

A froid, la défaite au premier tour à Moscou face à la Russie a-t-elle été difficile à digérer ?

N.E. : Oui et non. Oui parce qu’on n’était pas loin. Le dimanche, sur les deux simples, puis sur le double, on était en position de pouvoir gagner. Mais non, parce que sur le papier, les Russes nous étaient bien supérieures. Le fait de mener 2-0 le samedi était une énorme surprise. Et même en menant 2-0, on savait que la partie allait être très dure. Preuve en a été. En revanche, cette rencontre peut aussi débloquer pas mal de choses chez les filles qui peuvent se dire : « On est capables de le faire. »

Depuis la création de la Fed Cup, la France n’a jamais connu une descente en deuxième division. Est-ce que cette pensée vous hante parfois ?

N.E. : Non. Cela ne me hante pas. Je pense que toute nation va un jour faire un petit tour à l’étage inférieur. Oui, la France n’est jamais descendue pour l’instant. Et on va tout faire pour qu’elle ne descende pas et qu’elle se maintienne dans le Groupe mondial. Mais après, à bien y regarder, l’équipe de France aujourd’hui avec les joueuses qui la composent, est en dessous de toutes les équipes du Groupe mondial. Avec l’Espagne, on doit être à peu près au même niveau en termes de classement sur le papier. Ce n’est pas facile en ce moment, mais on se bagarre et on fait tout pour tenter de maintenir la France dans le Groupe mondial.

Ne rêvez-vous pas parfois d’une rencontre sans pression ?

N.E. : La pression, il y en aura toujours, même si on gagne un premier tour ! Ce sera une pression différente mais une pression quand même. Cela dit, j’aimerais bien effectivement qu’on arrive à passer le premier tour un jour !

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