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Noah sur les sifflets du public suisse : "Il ne manquait plus que les bananes et c'était parfait"

Noah sur les sifflets du public suisse : "Il ne manquait plus que les bananes et c'était parfait"

Le 11/02/2017 à 21:33Mis à jour Le 11/02/2017 à 21:40

FED CUP - Pour son grand retour sur la chaise de capitaine en Fed Cup, Yannick Noah n'a pas été ménagé par le public suisse, qui l'a copieusement sifflé samedi à Genève.

Yannick Noah s'est fait des nouveaux amis. Il y avait déjà eu quelques tensions entre certains joueurs français et Stan Wawrinka, le dernier accroc à Melbourne entre Jo-Wilfried Tsonga et le Vaudois est venu en témoigner à nouveau. Mais c'est désormais l'ancien vainqueur de Roland-Garros qui est adoré par nos amis suisses. En cause, ses propos tenus jeudi dans un entretien diffusé sur la RTS. Du coup, Noah a été hué par le public de Genève samedi lors de la première journée du match de Fed Cup entre la Suisse et la France.

19 ans après, le revoilà capitaine de l'équipe de France de Fed Cup et il s'en souviendra. Dès la cérémonie protocolaire, le public helvétique s'en est pris à lui. "Jouer pour son pays devrait être un honneur", avait rappelé Noah sur la RTS. Dans son viseur, les deux stars du tennis suisse, Roger Federer et Stan Wawrinka. "Gagner un tournoi du Grand Chelem, c'est une chose, mais quand on gagne pour son pays, c'est autre chose, cela a une autre dimension, avait-il estimé. Suisse, Suisse, Suisse, Suisse, Suisse.... sur le grand Saladier, cela aurait de la gueule. Mais une fois et après, ils avaient autre chose à faire, c'est pas pareil".

" Une attaque de guêpe? Il y a tout en Suisse"

"J'ai dit que Roger Federer avait gagné dix-huit tournois du Grand Chelem et qu'il devrait jouer un peu plus la Coupe Davis. Et cela a été bien tourné. Donc, je me suis fait huer", a expliqué Noah samedi après les deux premiers simples, avant de lâcher une petite phrase qui ne calmera pas forcément les esprits : "Il ne manquait plus que les bananes et c'était parfait". Toutefois, le capitaine tricolore, qui s'en était également pris vendredi à Martina Hingis, toujours présente en Fed Cup à 36 ans ("pourquoi elle n'arrête pas... j'espère qu'on va la massacrer ", avait-il plaisanté) a aussi voulu relativiser : "On gère. Tant que cela est sur moi, je gère. Cela dit, les matches se sont bien passés."

Bien, mais avec un épisode cocasse puisque la Suissesse Timea Bacsinszky a été... piquée par une guêpe, au point de demander run temps mort médical en plein jeu lors du premier set de son matcjh face à Alizé Cornet. "Une attaque de guêpe ? Il y a tout en Suisse, s'est amusé Yannick Noah. Je vous jure que ce n'est pas moi qui l'ai envoyée. Je fais gaffe à ce que je dis sinon mes oreilles vont encore siffler demain (ndlr : dimanche) dans la presse suisse".

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