A la fin du match face à Paszek au premier tour , vous avez éclaté de joie. Elle fait vraiment plaisir, cette victoire...
A.C. : Oui, c'est l'une des plus belles de l'année. Et puis le contexte est particulier. Toute l'équipe de France était derrière moi, au bord du court, je joue sous le maillot de l'équipe de France olympique.
Comment expliquer cette revanche, alors que Paszek ne vous avait laissé que trois jeux lors du dernier Wimbledon ?
A.C. : Il n'y a pas de miracle, il n'y a que du travail derrière ça. Avec Pierre Cherret, avec Alexandra Fusai. C'est vrai que je n'avais rien vu à Wimbledon, elle m'avait surclassée. Ici, j'étais dans la position de celle qui n'a rien à perdre. Mais je suis vite devenue la patronne sur le court. Après, quand la fin se rapproche, la tension monte.
Le premier set, qui a duré plus de 1h15, a été crucial, non ?
A.C. : C'était un set assez bizarre. Il y a eu huit breaks alors que pourtant, je servais plutôt bien. Mais mon coup droit était horrible, je ne mettais pas une balle. Au deuxième, j'ai assez bien géré mais comme je l'ai dit, c'était dur de conclure. Heureusement, c'est du gazon, on ne se pose pas trop de questions, il faut faire les points. Alors, je suis allée les chercher quand j'ai servi pour le match.
Comme avez-vous vécu la cérémonie d'ouverture, hier soir ?
A.C. : J'ai eu la chance d'y assister. Je ne voulais pas manquer ça, même si je jouais aujourd'hui. Avec Kristina (Mladenovic, sa partenaire de double), on s'est couchées à 1h30 du matin. J'étais un peu grognon ce matin (sourire). Mais ça valait le coup. Quand la flamme s'est allumée, c'était si beau. Nous avons un peu pleuré, Kristina et moi. Nous dormons au village toutes les deux, alors le voyage de retour n'a pas été trop long.



AFP



















