Il y a sans doute un peu de déception d'avoir manqué l'or, m ais quand même, une médaille d'argent aux Jeux Olympiques reste-t-elle une belle récompense ?
R.F. : Je suis très fier d'avoir obtenu l'argent. Forcément, dans un sens je suis très déçu de ne pas avoir eu l'or, après être passé aussi près. Mais cela a été une superbe expérience, ces Jeux Olympiques à Wimbledon.
Parlez-nous de votre parcours aux Jeux... Nous vous avons vu passer par toutes les émotions durant ces neuf jours de compétition.
R.F. : C'était super de jouer les JO ici. J'ai tout de même dû m'habituer à cette situation. Ce ne sont pas seulement des Jeux Olympiques qui se déroulent dans un nouveau site comme à Athènes, Sydney ou Pékin. On connait très bien ce lieu, on vient assez souvent et le fait de le voir transformé comme ça pour l'occasion, c'est assez étrange... Donc il a fallu se mettre dedans. Je pense que j'ai failli perdre mon match au premier tour à cause de cela. Emotionnellement, c'était très difficile à gérer, surtout en demi finale, j'ai eu des hauts et des bas au niveau des émotion, donc je suis très heureux d'être arrivé aussi loin.
Andy a très bien joué dans cette finale, et le public a fait beaucoup de bruit pour le soutenir étant donné qu'il est B ritannique... Comment tu as vécu ça en comparaison avec la finale de Wimbledon ?
R.F : C'était très différent, même si le public a aussi joué son rôle lors de la finale de Wimbledon en faisant la Ola dans le quatrième set. Il soutenait vraiment Andy, et c'était accentué par la médiatisation de l'événement. Et cette médiatisation était probablement plus importante lors de Wimbledon que pour ces JO, parce que là il y a plusieurs disciplines en même temps. Et là Andy a peut être profité de cela pour se préparer plus tranquillement. Peut-être que le fait de jouer le double mixte lui a enlevé la pression de cette finale. Mais, en tout cas, il a très bien joué, il a été le meilleur joueur de ce tournoi et il mérite complètement sa médaille d'or. Dans un sens, j'étais très heureux pour lui, et j'espère qu'il savoure ce moment, parce qu' il a très souvent échoué en finale. Et là c'est une grande victoire pour lui, donc j'en suis heureux.
En parlant de moment d'émotion, vous avez vécu deux moments très intenses pendant ces deux derniers mois : un 17e titre du grand chelem et un retour en tant que numéro un mondial en battant le record de Pete Sampras... N'avez-vous pas laissé beaucoup d'énergie dans ces grands moments ?
R.F. : Non, je ne pense pas. Mais je renonce au Masters de Toronto parce que je suis lessivé. Je n'ai pas arrêté depuis celui de Madrid. Je ne suis même pas rentré chez moi depuis tout ce temps. Donc ça, ça se paye peut-être aujourd'hui. J'ai besoin de me reposer avant d'entamer la tournée américaine. Mais bon, j'ai fait un super parcours. Si on m'avait dit ça, une médaille d'argent, un nouveau titre à Wimbledon, la place de numéro un, j'aurais signé tout de suite... Donc je n'ai rien à regretter, je suis très satisfait de tout ce que j'ai accompli, et j'espère que je pourrai continuer sur ma lancée jusqu'à la fin de l'année.
Tout cela est-ce positif au point de signifie r que vous continue rez jusqu'en 2016 ...?
R.F. : C'est vrai que tout le monde me pose la question, est -ce que je vais poursuivre jusqu'à Rio pour avoir l'or olympique... Qui sait ? J'aimerais vraiment gagner cette médaille d'or, mais je l'ai déjà obtenu en double à Pékin, j'en suis très fier. J'espère pouvoir jouer à Rio parce que le Brésil est un pays fascinant, la ville aussi d'après ce qu'on m'en a dit. Je vais aller au Brésil pour la première fois, à la fin de l'année. Si je peux y être pour les Jeux ce serait super. J'aurai 35 ans. Ce serait une belle expérience...



Reuters





















