Söderling: "Devenir N.3"

Le premier titre en Masters de Robin Söderling réveille ses ambitions. Désormais N.4 mondial à l'heure de rallier Londres pour jouer la Masters Cup, le Suédois sent qu'à 26 ans, il peut jouer les premiers rôles n'importe où. Et bousculer le Top 3 mondial...

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Crédit: Eurosport

Que ce soit sur une surface lente ou rapide, Robin Söderling se sent bien. Ses grands coups droits à plat, sa régularité au service, mais aussi la grande maîtrise de ses nerfs lui ont permis de remporter le plus beau titre de sa carrière à Bercy. Un succès qui arrive à pic pour le Suédois. Celui-ci attendait cette "délivrance" depuis un an et demi. Depuis qu'il a émergé sur le devant de la scène en mai 2009 en atteignant la finale de Roland-Garros pour la première fois. Avec Paris comme ville-étape dans sa carrière, c'est presque logiquement que Bercy lui ouvre les bras pour lui apporter son premier Masters 1000, comme ce fut le cas pour Tomas Berdych en 2005, Nikolay Davydenko en 2006 ou encore Jo-Wilfried Tsonga en 2008, pour ne prendre que les derniers.
A une semaine de disputer sa deuxième Masters Cup à Londres, Robin Söderling voit son capital confiance gonfler un peu plus, même s'il sait que la surface ultra-rapide de Bercy ne sera pas présente toutes les semaines. "Ce qu'on retient, ce sont les vainqueurs, pas les finalistes", déclare-t-il d'ailleurs, lui qui, grâce à ce succès, va chiper lundi le quatrième rang mondial à Andy Murray, relégué au cinquième pour la première fois depuis le 26 avril. "A Londres, il faudra jouer tous les meilleurs où chaque match est potentiellement une finale de Grand Chelem. Alors il faut énormément de confiance. Ce peut être l'une des clés".
"Ce qu'on retient, ce sont les vainqueurs"
Ces clés, le protégé de l'ex-N.1 mondial Magnus Norman a envie de trouver les bonnes serrures qui vont avec. Celles qui lui ont permis déjà d'être le premier Suédois, depuis Thomas Enqvist en 2000, vainqueur d'un Masters 1000... Avant d'aller plus haut ? "Je sais maintenant que je peux réussir sur toutes les surfaces. Les meilleurs joueurs, ceux du Top 10, sont capables de bien jouer sur toutes les surfaces", analyse Söderling. Le Suédois estime que sa "trajectoire va dans le bon sens". "Cette victoire veut dire beaucoup, parce que maintenant je sais que je peux réussir sur toutes les surfaces. Les meilleurs joueurs, ceux du Top 10, sont capables de bien jouer sur toutes les surfaces."
Avant sa première finale heureuse à Bercy, il n'avait joué que deux demi-finales en Masters 1000 à Indian Wells et Miami cette saison. "Rafael Nadal, il y a quelques années, était surtout bon sur terre battue et maintenant il joue bien partout. C'est pour cela qu'il est N.1 mondial", rappelle-t-il. Söderling viserait-il ainsi la postérité ? "N.5, ce n'est déjà pas mal. Donc N.4 c'est encore mieux.Maintenant mon but est de devenir N.3." Pour franchir ce cap supplémentaire, il sait donc ce qu'il lui reste à faire, à commencer par étoffer son palmarès, celui du Suédois (6 titres) étant le plus faible des joueurs du Top 8 mondial présents à Londres, après Tomas Berdych (5).
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