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Lucas Pouille en demi-finale de Monte-Carlo : " Je suis un autre joueur"

Pouille : " Je suis un autre joueur"

Le 21/04/2017 à 20:44Mis à jour Le 22/04/2017 à 10:21

MASTERS MONTE-CARLO - Tombeur de Pablo Cuevas en trois manches (6-0, 3-6, 7-5) en quart de finale de Monte-Carlo, Lucas Pouille monte en puissance doucement mais sûrement depuis le début de saison. Adepte de la terre battue, le Français estime qu'il a énormément évolué depuis sa première demi-finale de Masters 1000, à Rome l'année dernière.

A l'image de son début de saison pas toujours facile, Lucas Pouille s'est fait peur vendredi lors de son quart de finale contre l'Uruguayen Pablo Cuevas. Après un premier set frôlant la perfection (6-0), le Français s'est relâché et a bien failli gâcher son début de partie. "A partir du deuxième set, mon niveau tennistique a été moins bon, mais je suis content de gagner en m’arrachant au mental. C’est ça qui a fait la différence. J’y ai cru jusqu’au bout et je suis très heureux pour ça." a lâché le natif de Grande-Synthe après le match.

Gêné par une blessure au pied en janvier dernier qui l'avait empêché de défendre pleinement ses chances à l'Open d'Australie (élimination au 1er tour) Pouille retrouve des sensations depuis quelques semaines. Et ça se voit. A l'image de sa sélection en Coupe Davis au début du mois, le Nordiste joue de mieux en mieux.

" Là, je vais rentrer sur le terrain avec le statut de favori, ce qui est quand même très différent."

Et depuis sa première demi-finale en Masters 1000 en 2016 à Rome, son évolution n’a fait que croitre : "Je suis un autre joueur, j’ai progressé sur de très nombreux secteurs. En 2016, c'était un contexte vraiment différent. Là je vais rentrer sur le terrain avec le statut de favori, ce qui est quand même très différent."

En effet, face au gaucher Albert Ramos-Vinolas, tombeur d'Andy Murray et Marin Cilic en 8e puis en quart, le Français aura un peu plus de pression sur les épaules pour tenter de rallier sa première finale dans un tournoi d’une telle ampleur. Et cette perspective lui donne des idées. "Si je dis que je ne me projette pas, je mens, le tableau est complètement ouvert, beaucoup de têtes de séries sont tombées. Mais si c’est une opportunité pour moi, c’est aussi une opportunité pour lui. Mais c’est sûr que c’est mieux de jouer un Ramos qu’un Stan ou un Murray."

S'il passe l'obstacle Ramos-Vinolas, le jeune Français pourrait retrouver en finale le maître des lieux, un certain Rafael Nadal.

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