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Pas très inspiré, Federer a fini par prendre le meilleur sur Ferrer (4-6, 6-4, 6-2)

Federer n'était pas très inspiré, mais ça a suffi pour passer

Le 11/08/2017 à 00:02Mis à jour Le 11/08/2017 à 01:03

MASTERS 1000 MONTREAL - C'était un petit Roger Federer. Mais ça a tout de même suffi pour venir à bout de David Ferrer. Le Suisse s'est qualifié jeudi soir pour les quarts de finale du tournoi de Montréal en battant en trois manches l'Espagnol (4-6, 6-4, 6-2). Peu inspiré et pas très en jambes, le n°3 mondial a commis de très nombreuses fautes directes (47) mais a su serrer le jeu au bon moment.

Au lendemain de son succès express face au pauvre Peter Polansky, Roger Federer nous a offert une bien vilaine image. Complètement déréglé en début de rencontre, que ce soit au service, en coup droit ou revers, le Suisse a livré devant le public de Montréal un de ses plus mauvais matches de la saison 2017. Il a d'ailleurs perdu son premier set depuis sa défaite au 2e tour du tournoi de Halle face à Tommy Haas (2-6, 7-6(8), 6-4) à la mi-juin. De Halle à Montréal, il en aura remporté 31 de suite. Costaud.

Roger Federer lors de son 2e tour à Montréal

Roger Federer lors de son 2e tour à MontréalGetty Images

Federer s'arrête à 31 sets remportés de suite

Sans réel contrôle sur la rencontre, l'Helvète a laissé la même impression de fragilité que lors de sa défaite au 2e tour du tournoi ATP de Dubai face à Evgeny Donskoy. Mais de février à août, le Bâlois a fait pas mal de chemin. Même avec 47 fautes directes et seulement 59% de premières balles, il a survécu à son duel avec le vieux guerrier de Xabia. Il fallait juste laisser passer la tempête. Federer a gagné cette rencontre à l'usure.

Il faut rendre un petit hommage à David Ferrer. En meilleure forme physique depuis le mois de juillet et son sacre à Bastad, l'Espagnol a également retrouvé de meilleures sensations raquette en main. Agressif en retour, difficile à bouger en fond de court, le 33e joueur mondial est allé bien secouer son bourreau sur son engagement. Capable de se procurer 13 balles de break, l'ancien finaliste de Roland-Garros n'a pu en convertir que trois et peut maudire son incapacité à être tueur. La rencontre aurait d’ailleurs pu tourner en sa faveur s'il avait converti ses deux balles de debreak à 5-4 dans la deuxième manche (à 15/40 et 30/40), au moment où Federer tanguait encore. Mais il s'est heurté au Federer de 2017, celui qui gère les moments chauds comme un maître.

Cette victoire a un petit goût d'histoire pour Federer. Jamais il n'avait autant dominé un adversaire sur le circuit que David Ferrer. Son historique face à l'Espagnol est d'ailleurs à classer dans les records de l’Ère Open. Federer - Ferrer est ainsi devenu l'égal de la rivalité entre Ivan Lendl et l'Américain Tim Mayotte, battu lui aussi 17 fois de suite par "Ivan le Terrible" entre 1980 et 1990. Si jamais RF rejoue et bat Mikhail Youzhny à l'avenir, il ajoutera le Russe à ce tableau de chasse bien spécial.

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