Tennis - Masters Paris-Bercy
07/11/2009 - 23:15Bercy, tremplin de luxe pour Londres

Un temps menacé par les défections et l'ennui, le Masters 1000 Paris-Bercy a retrouvé de la fraîcheur. Une surface qui plaît aux joueurs, des stars, des Français en haut de l'affiche, et surtout une bonne place dans le calendrier avant le Masters de Londres, voilà les atouts du tournoi du POPB.
M 1000 BERCY - Du dimanche 8 novembre au dimanche 15 novembre.
(A savoir : sur la photo ci-contre vous pouvez voir la mise en place de la résine sur le court central)
LONDRES VIA BERCY
Les joueurs qui n'ont pas encore validé leur ticket pour le Masters de Londres ont une chance supplémentaire de le faire à Paris. Tout le monde en convient, c'est plus pratique de passer par la France plutôt que de s'imposer un aller-retour Europe-Asie comme les années précédentes (quand le Masters était hébergé à Shanghai). Cela pourrait être également aussi dramatique que les deux saisons précédentes avec les qualifications in extremis de Richard Gasquet (2007) et Jo-Wilfried Tsonga (2008) pour le tournoi des "Maîtres".
Trop loin pour concilier triomphe parisien et billet pour Londres, comme Tsonga l'an passé, les Français ont toujours les moyens d'assurer le spectacle cette année. Le plateau des tops 10, en dépit de l'absence d'Andy Roddick, a également de quoi séduire : Roger Federer, Rafael Nadal, Juan Martin Del Potro, sans parler de Novak Djokovic ou d'Andy Murray seront là et seront là pour gagner un titre qui échappe à leur palmarès. Côté tricolore, sachant que Gaël Monfils n'est pas dans les meilleures dispositions, que Jo-Wilfried Tsonga est diminué par des douleurs au poignet, c'est Gilles Simon qui sera le plus ambitieux. Michaël Llodra, excellent à Lyon (finaliste), tentera de se faire une place dans le tableau.

UN TREMPLIN
Paris-Londres, c'est donc le ticket gagnant du nouveau calendrier ATP. Après quelques années calamiteuses, malgré des noms qui ne sonnent pas faux au palmarès (Henman en 2003, Safin en 2004, Berdych en 2005, Davydenko en 2006), Bercy revient progressivement dans la lumière. En 2007, Bercy est sous pression. La condition physique des meilleurs, qui arrivent éreintés à Paris, pénalisent le tournoi. Les forfaits et les abandons se multiplient. La fréquentation en pâtit, et les joueurs ne sont pas satisfait des conditions de jeu. On change la formule. Bienvenue au tennis night-club, un tennis de fin de soirée peut-être, disons de fin de saison, mais un tennis qui fait danser.
On invite David Guetta en 2007 et David Nalbandian remporte un beau tournoi, où Gasquet brille. En 2008, c'est Martin Solveig qui anime le tennis-floor. Le sol a d'ailleurs lui aussi changé. Fini le mauve gluant, vive le bleu et vert. Fini le supreme court, trop lent pour ces messieurs et hop, vive le retour des résines de Gerflor. Un parquet de bois (aggloméré), trois couches de résines, cela va beaucoup plus vite et cela permet en 2008 de voir un puncheur prendre le titre à Nalbandian : Tsonga. Cela va surtout permettre aux joueurs d'évoluer sur la même surface qu'à Londres. Et ce jusqu'en 2012.
2009, SUPERBUS ET BERCY A DEUX ETAGES ?
Cette année, c'est le groupe Superbus qui vient donner le ton dès dimanche. Une pop gentille pour mettre les joueurs de bonne humeur et pour indiquer que le chemin n'est plus très long avant Londres. Tsonga ne croit plus vraiment en ses chances de qualification pour le Masters et Simon est déjà mathématiquement out. Le premier espère toutefois, si ses poignets douloureux vont mieux (après son abandon à Valence), défendre son titre. Le second, qui venait voir ce tournoi tout petit, rêve d'un titre. Les deux se retrouvent dans la même partie de tableau que Nadal et Djokovic et pourraient même s'affronter en huitièmes de finale.
La course au Masters ne sera pas vraiment d'actualité. Avec un Fernando Verdasco demi-finaliste à Valence, un Robin Soderling convalescent et un Fernando Gonzalez en petite forme, c'est une avalanche de coïncidences qu'il faudrait pour changer la donne actuelle (qualifiés : Federer, Nadal, Djokovic, Murray, Del Potro, Roddick, Davydenko, Verdasco). Bercy sera pourtant le lieu idéal pour observer ce qui se fait de mieux dans le tennis mondial : le tennis rigoureux des top 10 et une soixantaine de joueurs aux talents des plus variés. L'occasion aussi de revoir une dernière fois Jérémy Chardy, la plus belle progression tricolore de l'année (face à Monaco au premier tour) et bien entendu, Fabrice Santoro, qui terminera sa carrière cette semaine.
A SAVOIR : Au moment où l'on évalue l'agrandissement ou le déménagement de Roland-Garros, Bercy fête ses 24 ans et bénéficie encore, selon la FFT, d'infrastructures adaptées à un événement tel qu'un Masters 1000 pour plusieurs années encore.















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