TENNIS MONTE-CARLO 2012 Tsonga - Reuters
 
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Tsonga, c'est maintenant

Tsonga, c'est maintenant

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 19/04/2012 à 14:16 -
Par Eurosport - Le 19/04/2012 à 14:16
David Ferrer désormais éliminé, Jo-Wilfried Tsonga a un joli coup à jouer à Monte-Carlo pour confirmer un peu plus sa cinquième place mondiale. Opposé à Fernando Verdasco au 3e tour, le Manceau, cinquième mondial, peut creuser son avance sur l'Espagnol au classement ATP en cas de succès.

Jeudi à Monte-Carlo, Jo-Wilfried Tsonga aura l'occasion de démontrer qu'il aime sur terre battue. Opposé à Fernando Verdasco, le Manceau a même l'occasion de remporter une première victoire référence sur cette surface face à l'Espagnol, actuel 19e mondial et finaliste au Monte-Carlo Country Club en 2010 face à Nadal. Le jeu en vaut doublement la chandelle car JWT n'est jamais allé plus loin que le 3e tour dans ce Masters 1000 : une victoire lui ouvrirait les portes de quarts de finale jusqu'ici inexplorés et apporterait au cinquième mondial de nouveaux points pour creuser un peu plus son avance sur David Ferrer, déjà relégué à 515 au classement ATP.

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Ce sérieux client sur terre battue a subi une défaite pour le moins inattendu face à Thomaz Bellucci, mercredi au 2e tour. Une sacrée surprise, l'actuel sixième mondial ayant été ici-même quart-de-finaliste en 2005, 2006, 2007 et 2008, demi-finaliste en 2010 et surtout finaliste en 2011. Son revers d'entrée de tournoi ouvre ainsi la porte au numéro un français pour prendre de l'avance au classement afin de confirmer que son statut de tête de série N.5 à Roland-Garros, confirmé ce mercredi par les organisateurs des Internationaux de France, n'est pas usurpé.

Ferrer, N.7 mondial lundi ?

"C'est dur de perdre comme ça, a reconnu David Ferrer. Bellucci a fait un bon match, meilleur que le mien. J'ai commis beaucoup d'erreurs, j'étais lent. Il a été très agressif, très constant. Il était meilleur que moi, il n'y a rien d'autre à dire". Thomaz Bellucci n'est que 45e joueur mondial, mais il est particulièrement à l'aise sur terre battue et a déjà prouvé par le passé pouvoir se hisser au niveau des tous meilleurs. L'an passé, il avait atteint les demi-finales au Masters 1000 de Madrid, également sur terre battue, en sortant au passage le Britannique Andy Murray et Berdych. Cette sortie prématurée pourrait coûter encore plus cher à l'Espagnol, Tomas Berdych pouvant même lui prendre la sixième place mondiale la semaine prochaine. Un sacré pied-de-nez à celui qui compte déjà trois titres cette saison, contre un seul pour le Tchèque.

En attendant, Tsonga, déçu par sa défaite face à Isner à Monte-Carlo il y a quinze jours en Coupe Davis, devra d'abord dominer Verdasco qu'il n'a jamais affronté sur terre battue. En deux confrontations, les deux joueurs sont dos à dos avec une victoire chacun en Grand Chelem : à l'Open d'Australie 2009 pour l'Espagnol, à l'US Open 2011 pour le Français. "Verdasco, c'est loin d'être un cadeau, jugeait Tsonga mardi. Mais en même temps, c'est une chance de se mesurer à un super joueur, l'un des meilleurs sur terre battue." Finaliste à Acapulco cette saison, le Madrilène n'a remporté que trois titres ATP sur cette surface sur les cinq qu'il détient : Valence en 2004, Umag en 2008 et Barcelone en 2010. Ses dernières victoires sur un joueur du Top 5 reste deux performances sur Novak Djokovic sur les terres battues de Rome et Monte-Carlo en 2010. Depuis, le joueur se cherche. A Tsonga de le trouver.