En 2005, Marat Safin remportait l'Open d'Australie face à Lleyton Hewitt. Quatre ans, plus tard, Dinara Safina, sa soeur cadette, a l'occasion de rejoindre son frère au palmarès du premier tournoi du Grand Chelem de la saison. A Melbourne, jamais une telle réussite familiale n'a eu lieu. Et si l'on rajoute la place de N.1 mondiale à la clé, Safina est en passe de réussir une performance inédite dans toute l'histoire du tennis : pointer au premier rang d'un classement mondial quelques années après son frère.
La seule exception vient de sa prochaine adversaire, Serena Williams, qui a remporté Wimbledon et l'US Open, et été N.1 mondiale au même titre que sa soeur Venus. Que ce soit Safina ou Serena, toutes les deux sont animées d'une grande admiration pour leur aîné, source d'inspiration inassouvie. Il ne lui manque qu'une victoire pour remporter le même tournoi que Marat. Elle a déjà connu ça, à l'US Open en septembre, où elle marchait déjà sur les pas de son frère qui y avait remporté le premier de ses deux titres majeurs, en 2000. Et c'est déjà Serena Williams qui avait mis fin au rêve, en demi-finale.
Un frère avec un coeur en chocolat
Mais Dinara s'était déjà fait un prénom. A Roland-Garros en mai dernier, Safina a joué sa première finale en Grand Chelem. Sa défaite face à Ana Ivanovic n'a fait que retarder son éclosion dans le Top 5 que la Russe occupe maintenant depuis septembre 2008. A Paris, son frère avait déjà prévenu : "Ma favorite ? J'ai envie de miser sur ma soeur Dinara cette saison. Il va falloir compter sur elle désormais." Le grand Marat avait vu juste, mais a mis le temps pour lâcher des mots sympathiques à son encontre. "Lorsqu'il a gagné ici en 2005, il avait ensuite eu des mots pas très sympas pour moi en conférence de presse." Marat avait déclaré que sa soeur avait "encore besoin de grandir".
"J'avais moyennement apprécié, souligne Dinara, il n'avait aucune idée de ce qui se passait dans ma tête à ce moment-là. On ne dialoguait pas beaucoup à l'époque. Vous savez, Marat ce n'est pas exactement le genre de mec à avoir la patience de s'attarder sur des trucs de fille. Nous n'avons pas passé beaucoup de temps ensemble, même avant il était tout le temps sur les tournois... Mais c'est mon grand frère et il sera toujours mon idole. Parfois on ne se parle pas pendant deux semaines, parfois on est en contact tous les jours. Mais on est tout de même très proches", rappelle-t-elle à ceux qui douteraient de son dévouement. Toujours est-il qu'elle n'a reçu pour l'instant qu'un texto pour la féliciter de sa réussite à Melbourne. C'est toujours mieux que rien.
Comme dans toute finale, féminine surtout, la gestion du stress sera déterminante. Serena est extrêmement solide dans ce domaine. Safina en apparence moins, son caractère, telle une marque de famille, lui faisant souvent défaut. Mais la Russe a sauvé deux balles de matches en huitièmes et en avait déjà défendu dans deux matches différents à Roland-Garros en 2008. Avoir connu une finale du Grand Chelem devrait également l'aider, tout comme le fait d'avoir joué contre tout un stade lors de son quart de finale face à Jelena Dokic à Melbourne. "Je n'ai pas paniqué", se rappelle-t-elle. Au-delà de tous les enjeux, un cadeau l'attend : un peu de chocolat qu'elle s'offrirait en cas de victoire alors qu'elle s'impose un régime très strict. L'histoire ne dit pas si son frère est derrière ça...
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Reuters






















ET, meme si on ne voit pas souvent SAFINA arrivée jusqu'en final elle a toute ces chance pour battre Serena...
Vive les russes et vive Safina !!!Le 31/01/2009 à 08:52