Eurosport

Pour rejoindre femme et enfant, Andy Murray n'hésitera pas à sacrifier une finale à Melbourne

Pour rejoindre femme et enfant, Murray n'hésitera pas à sacrifier une finale à Melbourne

Le 17/01/2016 à 16:21

OPEN D'AUSTRALIE 2016 - Quadruple finaliste à Melbourne, Andy Murray aime ce tournoi. Mais alors que son épouse doit accoucher en février, il a prévenu tout le monde ce week-end : si son premier enfant arrive plus tôt que prévu, il quittera l'Australie sur le champ. Quitte à sacrifier une finale de Grand Chelem...

Andy Murray va très bientôt rejoindre le club des papas cadors. Après Roger Federer et Novak Djokovic, l'Ecossais s'apprête lui aussi à embrasser le rôle de père de famille. Sa femme, Kim, attend un heureux évènement pour le mois de février. Que du bonheur, donc. Sauf que, obligations professionnelles obligent, le futur papa se trouve à l'autre bout du monde. Mais Andy Murray a été très clair sur le sujet : si son épouse l'appelle pour lui dire que l'accouchement est dans quelques heures, il quittera Melbourne dans la minute pour regagner l'Europe. Et tant pis pour l'Open d'Australie ou pour son propre palmarès.

Vidéo - Andy Murray : "Je suis content qu'Amélie soit de retour !"

00:49

Murray a pris sa décision et il l'appliquera en toutes circonstances. Il s'est montré très ferme sur ce point samedi lors de sa conférence de presse d'avant-tournoi. La preuve en deux questions et deux réponses :

Vous avez dit que si Kim était sur le point d'accoucher, vous rentreriez directement à la maison. Même si c'est entre les demies et la finale ?
Andy Murray : Oui, ce serait la même chose.

Donc, vous seriez prêt à rater une finale ?
Andy Murray : Pour moi, mon enfant est plus important, et ma femme est plus importante qu'un match de tennis, oui.

Imaginons donc que le vendredi 29 janvier, Andy Murray se qualifie pour la finale. Sans être garantie, c'est tout de même une possibilité très envisageable. L'Ecossais est tête de série numéro 2, il joue souvent très bien à Melbourne puisque, s'il ne s'y est jamais imposé, il est tout de même allé quatre fois en finale ces six dernières années. Une cinquième est donc dans ses cordes, surtout au vu de son tableau, globalement assez dégagé. Sur la route du dernier carré, Tomic, Ferrer et Isner sont ses principaux obstacles sur le papier. En demies, ce pourrait être Wawrinka, Nadal, voire Raonic ou Anderson.

Imaginons maintenant que, dans la foulée de sa qualification pour la finale, sa femme lui annonce que l'accouchement est imminent. Andy Murray n'hésiterait donc pas une seconde à plier bagages pour rentrer et laisser le tournoi en plan. Ce serait pour lui l'assurance d'une cinquième finale en sept ans sans victoire au bout à Melbourne. Surtout, ce serait historique. On n'a en effet jamais vu un finaliste de Grand Chelem renoncer de la sorte, encore moins sans être blessé. La venue du bébé est prévue pour le mois de février, mais accoucher avec deux ou trois semaines d'avance n'a rien d'extraordinaire. Donc...

Amélie Mauresmo et Andy Murray à l'entraînement, en Australie

Amélie Mauresmo et Andy Murray à l'entraînement, en AustraliePA Sport Report

Interrogé sur le sujet, Novak Djokovic a expliqué dimanche qu'il comprenait tout à fait la position de son collègue. "Je me suis retrouvé dans la même situation en 2014, en Chine. J'étais prêt à faire mes bagages", a confié le numéro un mondial. Certes, mais là on parle d'un Grand Chelem, potentiellement d'une finale de Grand Chelem... Il sera aussi intéressant, si le cas de figure se présente, de voir la position des organisateurs et de l'ATP. Pour eux, un désistement de dernière minute avant la finale serait une catastrophe et il est peu probable qu'ils apprécieraient un départ du britannique, même pour la bonne cause.

Nous n'en sommes toutefois pas encore là. La probabilité de voir madame Murray accoucher en fin de quinzaine reste limitée et Andy n'est pas encore en finale ni même en demie. Pour lui, la clé sera de réussir à garder la tête au tennis. C'est le cas, mais… "Je pense tous les jours au bébé. C'est un grand changement qui s'annonce. Je suis sûr que c'est ce que tout le monde pense à quelques semaines d'avoir son premier enfant. Quand je travaille, je ne me laisse pas distraire, mais quand la séance se termine, c'est un peu différent bien sûr"...

Andy Murray

Andy Murray AFP

0
0