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Andy Murray : "J'aimerais devenir entraîneur de football après ma carrière"

Murray : "J'aimerais devenir entraîneur de football après ma carrière"

Le 13/01/2017 à 17:40

OPEN D'AUSTRALIE - Dans un entretien accordé au Times, Andy Murray, actuel N.1 mondial à l’ATP et un des favoris du prochain Open d'Australie, a affirmé qu’il aimerait se reconvertir dans le football, une fois sa carrière de tennisman terminée.

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"Après ma carrière je ferai probablement quelque chose avec British Tennis et éventuellement entraîner un autre joueur", a reconnu l'Ecossais. "J’aimerais surtout faire quelque chose dans le football. J’en consomme beaucoup (...). "

Pas de surprise, Murray même en se dirigeant vers le football, aimerait être proche du terrain. "J’aimerais me faire la main en entraînant à un certain niveau, mais je ne pense pas que je ferai ça juste après la fin de ma carrière", a-t-il reconnu. "J’aimerais passer un peu de temps avec ma famille et voir mon enfant, ou mes enfants, grandir."

Murray a refusé les Glasgow Rangers

Grand ami de Sir Alex Ferguson, qui était présent lors de son succès à l’US Open 2012, le premier Grand Chelem de sa carrière, puis lors de son premier sacre à Wimbledon en 2013, le natif de Glasgow a déjà pris des conseils auprès de l’ancien manager de Manchester United. Des conseils de management.

"Ferguson m’a beaucoup parlé à propos de sa longévité au club et comment la perpétuer au fil des années", a expliqué le N.1 mondial. "Ce qu’il a réalisé sur une aussi longue période a été quelque chose d’incroyable. Ses équipes étaient toujours dans le coup ou pas loin. Ils n’ont jamais vécu deux ou trois grosses saisons, puis une vraiment mauvaise. Ils étaient toujours en haut du panier. Même quand ils ne jouaient pas bien, ils trouvaient toujours un moyen de gagner."

Sir Alex Ferguson à l'US Open 2012

Sir Alex Ferguson à l'US Open 2012AFP

Franck Sauzée comme idole

"J'ai continué jusqu'à l'âge où il fallait que je prenne le football de façon très sérieuse", avait ajouté Murray. "Mais quand il a fallu prendre une décision et choisir l'un ou l'autre, j'ai dû choisir le tennis parce qu'à mon âge je savais que j'aurais pu devenir top 3, top 4 en Europe, alors qu'au football, vous ne savez pas trop où vous allez."

Le football, Murray l'a dans la peau. Et même dans la chair. Le côté sport de contact, le Britannique en paye encore les conséquences aujourd'hui. "J'ai dû porter une chevillère pendant mes matches lors quatre dernières années après une blessure contractée au football", expliquait-t-il en 2009. "Je jouais pour deux équipes différentes, attaquant pour l'une, milieu de terrain côté gauche pour l'autre. Je n'avais pas un super pied gauche donc j'allais beaucoup vers l'intérieur. J'ai dû arrêter de jouer parce qu'un adversaire m'a attrapé la cheville alors que je centrais." En 2017, Murray, désormais au sommet du tennis mondial et co-favori de l'Open d'Australie qui débutera le 16 janvier prochain à Melbourne, porte toujours ses chevillères.

Evidemment grand fan devant l'éternel d'Hibernian et de... Franck Sauzée, son idole absolue, qu'il comparait même à "Dieu" après le passage réussi de "Kaizer Sauzée" chez les Hibs entre 1998 et 2001, Muzz a évidemment conquis tout le Royaume-Uni après ses deux succès à Wimbledon (2013 et 2016) et sa place de N.1 mondial acquise au mois de novembre dernier à Bercy. A tel point que le monde ethnocentré du football s'est intéressé à lui. L'Ecossais avait d'ailleurs été reçu à bras ouvert à Cobham, le centre d'entraînement de Chelsea, pour débuter sa rééducation après son opération du dos fin 2013.

" Rodgers : Avec Andy, ce n'est pas amour, gloire et paillettes"

Autre preuve que Murray a fait son nid dans les pensées footballistiques. Récemment, c'est le Nord-irlandais Brendan Rodgers, l'actuel du technicien du Celtic Glasgow, qui avait rendu hommage au Britannique, qu'il considère comme un modèle pour tout sportif ambitieux. Et particulièrement pour les jeunes footballeurs écossais.

"Ce garçon est un exemple", avait expliqué Rodgers en conférence de presse. "C'est incroyable. Vous avez de très grands sportifs mais lui il est meilleur exemple pour tout le monde. Quand il a débuté sa carrière, tout le monde disait qu'il n'était pas assez fort. Donc qu'est-ce qu'il a fait ? Il a changé sa façon de s'alimenter, il s'est renforcé et a dévoué toute sa vie au tennis", a souligné l'ancien manager de Liverpool.

"Il n'est pas là pour recevoir des prix car son entraînement représente tout pour lui. Avec Andy, ce n'est pas amour, gloire et paillettes, il est juste question de devenir le meilleur. Si vous voulez être au sommet de votre sport et devenir le N.1, et bien vous avez le meilleur exemple sous vos yeux (...)." Même pas encore parti et déjà adopté par le monde du ballon rond. Murray a peut-être déjà réussi son pari.

Andy Murray (ATP World Tour Finals 2016)

Andy Murray (ATP World Tour Finals 2016)AFP

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