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Roger Federer bat Rafael Nadal en cinq sets et remporte son 18e titre du Grand Chelem

Federer est immortel

Le 29/01/2017 à 13:09Mis à jour Le 29/01/2017 à 14:06

Au terme d'une finale ahurissante et d'un combat de cinq sets, Roger Federer a battu Rafael Nadal en finale de l'Open d'Australie (6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3), dimanche. A 35 ans, le Suisse décroche son 18e titre en Grand Chelem (record absolu) et entre encore un peu plus dans la légende du tennis. Federer n'avait plus triomphé en majeur depuis près de cinq ans et un succès à Wimbledon.

C'est immense. C'est une page de légende. Roger Federer, 35 ans et absent des courts depuis six mois, a décroché dimanche le 18e titre du Grand Chelem de sa carrière. Et quel scénario plus magistral pour lui que de valider son retour au premier plan face à celui qui lui a si souvent et si longtemps causé des tourments. Rafael Nadal a été à la hauteur sur cette finale. Mais cette fois, pour la première fois depuis près de dix ans en Grand Chelem, il n'a pas eu le dernier mot face à son grand rival. Vainqueur en cinq sets (6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3) et 3h38, monsieur Federer a peut-être signé la victoire la plus mythique et la plus marquante de toute sa carrière. Ce n'est pas peu dire.

Pourtant, il a pu craindre de revivre un scénario trop bien connu. Après avoir mené un set à zéro, puis deux manches à une (ce troisième set, quelle merveille, au passage…), Federer a vu fondre sur lui cet inlassable chasseur qu'est Rafael Nadal. Le Majorquin avait déjà recollé à un set partout, puis poussé cette finale dans un cinquième set rappelant le dénouement de la seule finale commune des deux hommes à Melbourne, en 2009. Et quand Nadal a pris d'entrée de dernière manche le service de son adversaire, le spectre d'une septième défaite en finale face à l'Espagnol a forcément resurgi.

Vidéo - Un point pour l'histoire : la balle de match du 18e titre majeur de Federer

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Mentalement, Federer n'a pas cédé un pouce de terrain

Mais c'est justement là que Roger Federer a été le plus grand. Mentalement, il n'a pas cédé un pouce de terrain. Il a obtenu trois balles de débreak dans la foulée. En vain. Puis encore une autre à 2-1 en faveur de Nadal. Encore raté. Il aurait pu se frustrer, se décourager. Mais il a continué à harceler son adversaire, et ça a fini par payer. A 3-2, le ressort de Manacor a fini par céder. Federer a débreaké. Puis rebreaké, pour s'offrir le droit de servir pour le gain du tournoi. Il a été irrespirable, ce dernier jeu. Nadal y a obtenu deux occasions de prendre la mise en jeu de Federer. Mais il était écrit que cette finale ne pouvait plus échapper au Suisse.

Au terme d'une finale où, sans surprise, il a fait le jeu, commettant deux fois plus de fautes que son rival (57-28) mais également distribué deux fois plus de coups gagnants (73-35), Federer a exorcisé en une soirée pas mal de vieux démons. Son tournoi restera une page à part dans sa glorieuse carrière. Parce qu'il n'avait plus gagné de majeur depuis quatre ans et demi. Parce qu'il avait échoué trois fois en finale depuis. Parce qu'il a remporté trois matches en cinq sets au cours de cette quinzaine décidément pas comme les autres.

Il ne faut jamais sous-estimer le cœur d'un champion, dit-on. Federer, mais Nadal tout autant, l'ont encore prouvé. Mais il ne faudra plus jamais sous-estimer non plus la faculté de ce joueur hors normes qu'est Roger Federer de porter son sport sur des hauteurs jusqu'alors inexplorées. Elle s'était fait attendre, cette neuvième finale majuscule entre Federer et Nadal. Presque six ans. Mais ça valait le coup d'attendre. Soyez-en sûrs, personne ne l'oubliera.

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