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Monfils face au mur

Monfils face au mur
Par Eurosport

Mis à jourLe 05/02/2012 à 10:08

Publiéle 04/02/2012 à 23:34

Mis à jourLe 05/02/2012 à 10:08

Publiéle 04/02/2012 à 23:34

Article de Eurosport

Sacré défi pour Gaël Monfils. S'il veut remporter le tournoi de Montpellier, le Français va devoir se défaire de Tomas Berdych dimanche en finale. Tête de série numéro un et 7e mondial, le Tchèque n'a pas fait de détail depuis le début de la semaine héraultaise. Monfils doit sortir le grand jeu.

Trois tournois, deux finales. Quoi qu'il arrive dimanche, Gaël Monfils livre un début de saison que l'on qualifiera au minimum de correct. Bien sûr, il échangerait sans doute ses finales à Doha et Montpellier, deux tournois 250, contre un Open d'Australie réussi. A Melbourne, le numéro trois français est passé à côté en sortant dès le troisième tour contre Kukushkin. Mais son bilan provisoire en 2012 (neuf victoires, dont une contre Rafael Nadal, en onze matches) reste satisfaisant. Maintenant, si Monfils pouvait avoir la bonne idée de concrétiser tout cela par un titre...

Cela passe donc par une victoire contre Tomas Berdych dimanche à Montpellier. Tout sauf simple, tant le Tchèque apparait consistant depuis le début de la saison. "Tomas est en confiance, il sert fort et bien", note Monfils, qui s'attend à un match compliqué. "Sur cette surface, son jeu du fond, très à plat, agressif, marche bien, ajoute le Français. Je vais devoir trouver des solutions pour le bouger un peu." Les deux joueurs ont peu de repères puisqu'ils ne se sont affrontés qu'une seule fois dans leur carrière, il y a quatre ans. "Je n'ai pas beaucoup eu l'occasion de le jouer donc ça va être difficile au début de prendre mes marques", juge Monfils.

La tête et le genou

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Pour franchir l'obstacle, le Guadeloupéen devra gagner la bataille du service et celle du fond. Deux secteurs dans lesquels Berdych a été impressionnant cette semaine. "Le service est la base de mon jeu, confie le Tchèque. Quand je sers bien, je suis plus confiant dans le reste de mon jeu. Je suis plus agressif derrière." Une remarque qui vaut aussi pour Monfils, lequel se fait violence pour ne pas tomber dans une forme d'attentisme à laquelle il cède trop souvent. "J'essaie de jouer le plus agressif possible depuis un bout de temps, assure-t-il. En ce moment, je tape bien la balle, j'en profite pour prendre le jeu à mon compte."

Reste deux inconnues. L'une psychologique, l'autre physique. Monfils souffre d'un syndrome "finale". Son ratio (4 victoires, 12 défaites) est pour le moins faiblard. Il ne l'ignore pas, mais le fait d'avoir déjà gagné à Montpellier, il y a deux ans, peut l'aider. "J'aime bien jouer ici, dit le 13e joueur mondial. J'aime le terrain, l'environnement." Puis, après tout, le bilan de Berdych en finale, s'il est bien meilleur, n'est pas flamboyant non plus pour un joueur de sa trempe: six titres, mais aussi six finales perdues. Et ce sera seulement sa deuxième finale depuis celle perdue à Wimbledon il y a un an et demi. Pour Monfils, au moins autant que la tête, c'est le corps qui devra tenir. Samedi, face à Gilles Simon, il s'est blessé au genou. "Il s'est un peu tordu à la fin du deuxième set, a-t-il expliqué. Ça me faisait un peu mal. C'est surtout à froid que j'attends de voir ce que ça donne. J'y vais au courage." Berdych, lui, s'attend à "une finale sympa". On ne demande pas mieux.

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