Comment qualifieriez-vous votre match?
J.W.T. : Un match avec pas mal de tension. De l'intensité, aussi. C'était un premier tour très compliqué pour moi. Pour différentes raisons, c'est difficile de jouer son meilleur tennis comme ça d'entrée dans un tournoi. Il n'y a pas tant de joueurs que ça qui arrivent à le faire. Je préfère retenir le positif. Et ce qu'il y a de positif ce soir pour moi, c'est que je n'ai pas baissé les bras, je me suis battu. Je suis content de m'en être sorti.
Julien Benneteau vous avait battu deux fois en indoor. Y avez-vous pensé à un moment du match?
J.W.T. : Non, parce que, de mon côté, je l'ai souvent battu dans des tournois importants, en Grand Chelem notamment. Ce qui est compliqué pour moi à chaque fois que je joue un joueur français, c'est que toute la pression est pour moi. En face, ils n'ont rien à perdre. Ce n'est pas évident.
Vous avez connu pas mal de soucis au service pendant deux sets avant de monter en régime au troisième. Comment l'expliquez-vous?
J.W.T. : Sur le troisième, je suis peut-être dans une autre intention. Maintenant, contre Julien, parfois je sers fort et cela me revient aussi vite. Parfois, ce n'est pas plus mal de ne pas servir trop fort. De toute façon, je ne vais pas m'arrêter sur mon tennis aujourd'hui, sur ce que j'ai fait, parce que c'était un premier tour. Parce que c'était contre Julien, parce qu’il se lâchait, il frappait, il rentrait vraiment dans le terrain. Aujourd'hui, je reste plutôt sur la façon dont je me suis accroché, dont je me suis battu. Au final, j'ai gagné. C'est ce que je vais retenir.
L'an dernier, vous aviez râlé après les conditions de jeu, que vous jugiez trop lentes, et après les balles. Qu'en est-il cette année? Julien Benneteau disait qu'il les trouvait assez lentes.
J.W.T. : A vrai dire, j'ai changé un peu de matériel il y a quelques mois. Je ne ressens pas les choses de la même façon. Honnêtement, cela va, je n'ai pas grand-chose à dire là-dessus. Ce n'est pas plus lent qu'autre part, pas plus rapide qu'autre part. C'est bien.
Vous voilà quasiment au Masters. Avez-vous déjà pris vos billets pour Londres?
J.W.T. : Franchement, je n'en ai aucune idée. Si je devais réserver mes billets, je ferais un autre métier, c'est-à-dire agence de voyages. J'avoue que je ne m'y suis pas encore vraiment penché.
Y-a-t-il une petite émotion particulière d'avoir Roger Rasheed dans le box ?
J.W.T. : Oui, pour moi, c'est super. Je reste quand même focalisé sur mon tennis. L'objectif que l'on a tous les deux c'est de me faire progresser. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Pour l'instant, il est plutôt "en train de regarder" comment j'évolue. Je fais juste ce que je sais faire de mieux. Après, forcément, il y a des choses que je fais mal. Mais cela va nous permettre de pouvoir travailler dessus dans les semaines qui vont venir.
Qu'attend-il de cette phase d'observation à votre avis?
J.W.T. : Je ne sais pas, il faut lui poser la question. Moi, ce que je lui demande, c'est de me faire avancer. On va trouver ensemble comment y parvenir. Mais j'ai quand même déjà eu quatre ou cinq entraîneurs. Ce n'est pas non plus une première pour moi, ce n'est pas la révolution.
Vous parliez l'an passé de vos bonnes vibrations à Bercy. Est-ce toujours le cas?
J.W.T. : Oui. Complètement. Il y a toujours une émotion quand je reviens ici. Je revois les images de ma victoire en 2008, mon parcours l'an dernier aussi maintenant. J'espère en revivre encore de belles à l'avenir. Mais oui, j'ai vraiment des bonnes vibrations.




DPPI
























