C'est confirmé : il y a vraiment un effet Bercy, non ?
M.L. : Oui, c'est vrai. C'est toujours très excitant d'arriver ici. J'étais remonté à bloc. J'avais remis mon jeu en place en jouant des tournois de plus petites catégories, les Challengers. Le fait d'enchaîner chaque semaine, la première semaine, je ne jouais pas du tout comme cela à Orléans et après c'était mieux à Mons où j’ai pu enchaîner des victoires. Depuis quelques semaines ou jours, mon jeu est en place, notamment mes points forts : le service, la volée et j'ai retrouvé de l'explosivité, ce qui est le plus important au-delà du service et de la volée. Quand je suis bon physiquement et explosif, j'arrive à exploiter mon potentiel.
Vous êtes-vous trouvé aussi bon qu'il y a deux ans contre lui, ici même ? C’était le même niveau ?
M.L.. C'était encore meilleur. Il y a deux ans, la surface était beaucoup plus rapide. C'était du tennis. Cela ne se jouait à rien. Il y a eu quelques échanges. Dans le tie-break, je suis mené 5-2, deux services et que des points de fou jusqu'à la fin. Un très bon match aujourd'hui. Surtout, je suis content parce que c'était malgré tout un match important pour bien finir la saison. Cela me permet de commencer l'année plus sereinement en gagnant ce match, d'être dans le tableau en Australie. Cela me libère d'un poids par rapport à cela. Maintenant, je n'attache pas beaucoup d'importance. Mais je me retrouve au troisième tour de Bercy, c'est génial. Pouvoir avoir une nouvelle fois la chance de jouer un gros match encore, c'est top !
Comment avez-vous retrouvé votre explosivité malgré cette saison difficile ?
M.L. : En enchaînant les matchs. Je manquais considérablement de rythme quand on regarde ma saison. Depuis presque Marseille, je n'avais pas enchaîné presque deux matches de suite. La grosse coupure était après Roland-Garros. Je suis arrivé à Wimbledon sans entraînement, pas véritablement avec l'envie de jouer. La saison sur gazon, je n'ai pas gagné un match mais je n'ai presque pas joué. Il y a eu après les J.O. Une fois mon objectif majeur atteint, j'ai vraiment décompressé. Je n'ai pas touché la raquette. Après je me suis de nouveau entraîné pendant deux semaines avant d'attaquer une phase de Challengers qui m'ont fait du bien pour cette fin de saison. C’était l'objectif : regagner des matches.
Vous affrontez Juan Martin Del Potro au tour suivant. Est-ce un jeu qui s'emboîte aussi bien au vôtre ?
M.L. : Non, c'est dur, Del Potro. Son jeu me déstabilise. Il retourne très bien. Il tape fort et sert bien. Cette année j'ai joué deux fois cntre lui : une fois en finale de Marseille et il a été monstrueux, je n'ai pas eu une balle de break, il servait très bien et ça allait vite derrière, il mettait un coup droit en revers : aucune chance. J'ai joué sur terre battue au premier tour à Rome et j'ai perdu 7-5 au troisième en faisant un super match. Je n'ai pas eu trop de chance parce que sur des balles de break au troisième où cela peut tourner en ma faveur cela ne se goupille pas bien. J’ai fait un super match sur une surface plus lente. Ca reste forcément un sérieux client, encore plus avec sa confiance avec sa victoire de la semaine dernière.
DPPI