Avez-vous l'intention de jouer au loto, quels sont vos dix numéros ?
G.S. : C'est ma semaine ! Vous les voulez vraiment ?
Comment vivez-vous cette semaine, c'est un peu bizarre pour vous, non ?
G.S. : Avec des hauts et des bas. C'est vrai que c'est d'abord un tableau pas facile qui finalement s'ouvre. Ce matin (jeudi), je n'étais pas très bien finalement mais c'est l'autre qui fait forfait. Ca me laisse le temps de récupérer pour être en forme demain (vendredi). Ca tombe bien à chaque fois.
Il se disait que vous aviez des soucis. Une rumeur évoquait même un possible forfait...
G.S. : Oui, je n'ai pas spécialement envie de m'attarder sur moi. C'est vrai que ce n'était pas top. Il ne joue pas aujourd'hui. Il y a des jours, tu te sens prêt. Là, j'étais moins bien. À l'échauffement, ce matin, je ne l'ai pas trouvé au top non plus.
Il est tombé avant vous finalement...
G.S. : Oui, on a joué à côté, je ne l'ai pas senti très bien. J'ai souvent joué avec lui, il met beaucoup d'intensité. Là, il s'est échauffé très vite. Il a joué un quart d'heure. Je me suis dit qu'il n'était pas au top non plus, fin de saison !
C'est la première fois que vous avez autant de "chance" dans un tournoi ?
G.S. : Quand j'ai gagné Casablanca, j'allais abandonner, Jo (Tsonga) a fait forfait avant moi, en demies. Mais bon, en même temps, quand je repense au mois de septembre et compagnie, c'est pareil, c’est moi qui ne joue pas, qui abandonne ou qui fait forfait. Je suis content d'en profiter beaucoup sur ce tournoi, un peu la semaine dernière avec l'abandon de Janko (Tipsarevic). J'ai eu quelques matchs aussi dans la saison, je n'ai pas pu faire ce que je voulais non plus. C'est sympa que ça tourne sur la toute fin.
Pourquoi ne voulez-vous pas dire ce qui ne va pas ?
G.S. : Je n'ai pas envie de donner trop d'informations.
Aux autres joueurs, vous voulez dire ?
G.S. : Oui. Même si c'est un Tchèque ou un Sud Africain (NDLR : Tomas Berdych sera son adversaire en quart)… A priori, ils ne peuvent pas lire la presse. Si Nishikori a mal à la cheville, je peux faire quelques coups croisés de plus.
A plus long terme, l'objectif est-ce aussi de figurer parmi les 16 premières têtes de série en Australie?
G.S. : Non. Je pense juste à être à fond demain. Si je peux, tant mieux mais ça fait un moment que j'ai arrêté de regarder le classement. Je devais être 10e ou 11e à Roland Garros, mais quand tu as mal, que tu ne joues pas et que tout le monde passe devant, tu te dis : "On va déjà essayer de jouer et ensuite, on pensera au classement". Si j'ai l'opportunité de jouer demain en Masters Series en quarts de finale… J'en ai fait une bonne grosse dizaine de quarts de finale en Masters Series. À chaque fois, c'est presque tout le temps un Top 4 en face. Demain, ça ne sera pas le cas. Même si ça ne sera pas facile pour autant, ce sera mieux. Je vais essayer d'en profiter et de jouer ce match à fond.
La surface vous convient-elle?
G.S. : Ça va, ce n'est pas très rapide. Les rebonds ne sont pas très hauts. Je pense que ça va et que je peux bien jouer.
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