Tsonga: "L'important, c'est d'être toujours là"

Tsonga: "L'important, c'est d'être toujours là"
Par Eurosport

Le 31/05/2012 à 16:38

Jo-Wilfried Tsonga n'a pas vraiment impressionné lors de ses deux premiers tours à Roland-Garros, face aux modestes Andrey Kuznetsov et Cedrik-Marcel Stebe. Mais le Manceau est certain qu'il va monter en puissance. En attendant, il compte sur le soleil pour gonfler ses chances de briller à Paris...

Il y a eu un seul match, mais deux jours différents et deux Tsonga différents, êtes-vous d'accord avec ça?

J.-W.T. : Oui, hier (NDLR: mercredi), j'étais pris dans un beau bourbier ! Je ne suis pas mécontent d'en être sorti.

A quoi étaient dues vos difficultés mercredi soir? A vous-même? A votre adversaire? Aux conditions?

J.-W.T. : Je suis surtout retombé dans des conditions que je n'aime pas trop. Quand c'est lourd, quand c'est humide, je n'arrive pas à faire parler mon tennis. Je ne fais pas d'aces, quand je viens à la volée, je ne suis pas décisif et du fond, je ne rentre pas dans le court. Je me retrouve dans un jeu de chat et de la souris, à celui qui va rester le plus longtemps dans l'échange et, là, je ne suis pas le plus fort !

Finalement, la pluie a été votre alliée...

J.-W.T. : Oui. J'étais content que ça s'arrête. J'avais du mal à me concentrer avec les conditions et en plus, c'était la journée des enfants, il y a toujours beaucoup de bruit. J'allais devenir fou. Aujourd'hui, je me suis retrouvé dans des conditions qui me convenaient beaucoup mieux.

Avez-vous douté mercredi soir?

J.-W.T. : Non. Dès que je suis sorti du terrain, je savais ce qui n'avait pas été et pourquoi ça n'avait pas été. J'ai fait mon petit debriefing tout seul. En même temps, je n'allais pas révolutionner le tennis. Il était évident que je n'avais pas été assez agressif, que j'étais trop attentiste. Mais je savais aussi qu'avec des conditions meilleures, ce serait plus facile pour moi que la veille. C'est ce qui s'est produit.

A quel point les conditions de jeu et la météo influent-elles sur votre jeu sur terre battue. Est-ce décisif à ce point?

J.-W.T. : Oui, ça change vraiment beaucoup de choses. Ça ralentit la balle, tout simplement. Elle va moins vite dans l'air, parce que avec l'humidité, elle est plus lourde. Et au sol, elle s'écrase dans la terre battue qui est un peu plus meuble. Ce n'est pas bon pour les joueurs comme moi. Puis, globalement, quand les terrains sont lourds, ça nivelle un peu les valeurs.

Quel bilan tirez-vous de ces deux premiers matches, avec deux victoires en quatre sets?

J.-W.T. : L'important, c'est d'être toujours là. J'ai pour habitude d'aller crescendo dans mes tournois. En général, plus ça va, mieux je joue. Je sais que, quoi qu'il arrive dans les prochains matches, que je gagne ou que je perde, je jouerais mieux que lors de mes deux premiers tours.

Vous avez joué deux joueurs méconnus, largement à votre portée. Etes-vous impatient de vous frotter à des joueurs plus aguerris, de jouer de gros matches?

J.-W.T. : Non, il ne faut pas être impatient. Il faut jouer chaque point comme si c'était le dernier. Les gros matches viendront naturellement au fil des tours. Mais c'est Roland-Garros, il ne faut rien prendre à la légère.

Pour aller loin dans les tournois du Grand Chelem, il vaut mieux éviter de dépenser trop d'énergie dans les premiers tours. Où en êtes-vous à ce niveau?

J.-W.T. : Physiquement, ça va vraiment bien. Je me sens bien, en forme. Je suis content d'avoir joué aujourd'hui, ça va me maintenir dans le rythme.

Pour vous, ce n'est pas un désavantage de jouer trois jours de suite comme vous allez devoir le faire?

J.-W.T. : Non, je ne pense pas que ça va me désavantager. Aujourd'hui, j'ai joué une heure environ et c'est ce que j'aurais joué a priori si j'avais eu une journée de repos normale. Donc je ne pense pas que ce soit mauvais d'avoir joué ces deux sets ce jour. Au contraire, c'est très bien.

0
0