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Roland-Garros 2013 : Les cinq raisons d'y croire pour Tsonga

Les cinq raisons d'y croire pour Tsonga
Par Eurosport

Mis à jourLe 04/06/2013 à 16:13

Publiéle 03/06/2013 à 22:51

Mis à jourLe 04/06/2013 à 16:13

Publiéle 03/06/2013 à 22:51

Article de Eurosport

Une victoire sur Roger Federer mardi serait indéniablement une énorme performance pour Jo-Wilfried Tsonga. Mais le Manceau a quelques réelles raisons d'espérer.

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1. IL L'A DEJA FAIT

Ce n'est pas anecdotique. Depuis que Roger est Federer, c'est-à-dire depuis son premier titre du Grand Chelem en 2003, le Suisse a disputé 31 matches contre des joueurs français en Grand Chelem. Il les a tous gagnés. Tous sauf un. C'était face à Jo-Wilfried Tsonga, à Wimbledon, en 2011 et ce n'est pas anecdotique. Bien sûr, le rapport de forces entre les deux hommes est très favorable à Federer. Mais Tsonga l'a déjà fait. Il n'est pas passé à un point de l'exploit comme contre Djokovic l'an dernier à Roland-Garros. Il a gagné. Et on ne parle pas d'une victoire dans un 250 ou même un Masters 1000, en deux sets gagnants. On parle d'un quart de finale, sur le plus beau court du monde, où Federer a soulevé sept fois le trophée. Quand il rentrera sur le court, Tsonga pourra s'appuyer dessus, psychologiquement. S'il se met en position favorable dans ce match, il ne sera pas face à une forme d'inconnue qui amène à se dire "est-ce que je peux enfoncer le clou et aller au bout?" Il a déjà cette réponse. "Je ne pense pas qu'il ait besoin de cette référence", juge Federer, avant d'admettre: "Mais peut-être que cela aide un peu. Il peut le faire, je le sais. Lui aussi, le pense. Je vais lutter pour que cela n'arrive pas."

2. IL EST FRAIS ET FORT PHYSIQUEMENT

C'est probablement la plus grande différence entre le Tsonga de Roland-Garros 2012 et celui de Roland-Garros 2013. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas mentalement que Tsonga n'a pas tenu l'an dernier contre Djokovic en quarts de finale. Dans le quatrième set, il était déjà touché physiquement, comme il l'a avoué par la suite. Il était sur la réserve, à l'énergie, sur l'euphorie. "J'ai pris conscience ce jour-là du monde qui me séparait physiquement d'un joueur comme Djokovic", a-t-il confié avant le début du tournoi. Pour ne pas revivre ça, Tsonga a bossé le physique comme jamais ces douze derniers mois. Pour ne pas connaitre à nouveau pareille frustration, il s'est donné les moyens de pouvoir tenir le choc dans une deuxième semaine de Roland-Garros, autrement plus exigeante que celle de Wimbledon. Comme, en prime, il a eu la bonne idée de passer un minimum de temps sur le court lors de ses quatre premiers matches, tout va bien de ce côté-là. S'il perd face à Federer, ce ne sera pas faute de pouvoir tenir la distance. 

3. IL N'A JAMAIS ETE AUSSI FORT SUR TERRE

Il y a encore deux ans, Tsonga n'était qu'un joueur moyen sur terre battue. Tout a changé la saison passée. Il a commencé à se montrer plus régulier et son parcours à Roland-Garros l'an dernier l'a conforté dans l'idée qu'il pouvait obtenir des résultats aussi probants sur l'ocre que sur les autres surfaces. Il arrive désormais à faire mal à l'adversaire et on le sent beaucoup plus en confiance qu'auparavant. Mais il semble avoir encore franchi un cap en 2013. Ses performances en Coupe Davis face à l'Argentine, ou à Monte-Carlo, où il a battu notamment Wawrinka avant de titiller (un peu) Nadal, a renforcé sa conviction de pouvoir jouer les premiers rôles à Paris. S'il exprime davantage son tennis aujourd'hui qu'auparavant sur terre, c'est à la fois parce qu'il a pris de la caisse, mais aussi parce que son jeu de fond de court est beaucoup plus dense et consistant qu'auparavant. Côté revers, notamment, JWT est capable de tenir un rythme soutenu sans dégoupiller. Roger Rasheed l'a énormément fait travailler ce coup depuis le début de leur collaboration, pour qu'il cesse d'être un coup neutre.

4. FEDERER EST PRENABLE

Roger Federer a démarré son tournoi sur les chapeaux de roue. Mais il était difficile d'en tirer des conclusions significatives, tant l'opposition avait été faible (Carreno-Busta, Devvarman) ou diminuée (Benneteau). Face à Gilles Simon, il a, comme cela lui arrive parfois désormais, perdu brutalement le fil de son match. Certes, il y a eu cette chute dans le deuxième set mais de son propre aveu, il n'a été perturbé que quelques minutes. Or, il a été dominé pendant quasiment deux sets. Tsonga n'avait sans doute pas besoin de ça, mais Simon lui a montré que la porte était ouverte. Attention, Federer reste un énorme client. Il reste toujours capable, sur certaines séquences de plusieurs jeux, même sur un set entier, de mettre à l'amende n'importe qui. Mais sur la durée d'un match, il y a moyen d'exposer ses limites actuelles. Pour cela, il faudra un grand, un très grand Jo-Wilfried Tsonga. Mais rien n'indique que l'ancien numéro un mondial est intouchable.

5. LE PUBLIC PEUT LE TRANSCENDER

Avec Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga est sans aucun doute le joueur français le plus à même de profiter de l'ambiance potentiellement électrique du central. Le genre d'atmosphère qui le transcende plus qu'elle ne l'inhibe. Il aime la baston comme personne. Bien sûr, en face, c'est Roger Federer. Dans l'histoire de Roland-Garros, il n'y a probablement pas un joueur "étranger" qui a bénéficié d'une cote d'amour aussi massive et aussi durable auprès du public parisien. On l'a encore vu face à Gilles Simon. Mais Simon n'est pas Tsonga. D'abord, ce dernier est davantage showman. De par sa personnalité, de par son jeu, il emporte plus facilement le public avec lui. Il n'y aura pas d'unanimité du central mardi parce que Federer reste Federer, mais s'il y a match, mieux, si Tsonga est en passe de dominer, il peut se sentir porté par la foule. Ce n'est pas une condition sine qua non pour le battre (la preuve, il n'a pas eu besoin de ça à Wimbledon) mais ça ne peut pas faire de mal. Ça peut devenir un petit plus appréciable. 

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