Elena Dementieva (RUS)[9] - Paola Suarez (ARG)[14] : 6-0, 7-5
Demi-finaliste de l'US Open en 2000, la belle Elena Dementieva s'est défaite de Paola Suarez en 1 heure 24 minutes, sous un ciel nuageux.
Participant pour la première fois de sa carrière à une demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem, Suarez a eu beaucoup de mal à entrer dans un match d'une très médiocre qualité. Notamment en raison de l'indigence des deux joueuses qui ont perdu 12 fois leur service au total en concédant 21 balles de break. Rares furent les services qui dépassèrent 150 km/h.
Mais nombreux furent en revanche les échanges de plus de 20 frappes entre deux joueuses passives tardant à prendre le moindre risque.
Anastasia Myskina (RUS)[6] - Jennifer Capriati (USA)[7]
Face-à-face : 5-1 pour Capriati A Berlin cette année, sur terre battue, "Jenny" a sorti Anastasia 6-2, 6-3.
Heinz Günthardt sait ce qu'il fait. Ancien coach de Steffi Graf, sextuple gagnante des Internationaux de France, l'Allemand s'occupe aujourd'hui du sort de Jennifer Capriati. L'Américaine, qui ne compte qu'une seule victoire à Paris (en 2001), s'est donc donné les moyens d'étoffer son palmarès. Plus agressive depuis son changement d'entraîneur, Capriati est en pleine progression. Battue séchement par Mauresmo en demi-finale à Berlin, elle a réussi un match superbe contre la Française, en finale à Rome.
Anastasia Myskina n'a pas la même trajectoire. La numéro 5 mondiale, qui avait connu creux l' an passé à la même époque, a encore tout à prouver en Grand Chelem. Battue par Capriati à Wimbledon (en huitièmes en 2003), trois fois quarts de finaliste (Open d 'Australie et US Open 2003, Open d'Australie 2004) elle dispute sa première demi-finale.
Impeccable en fond de court, Myskina ne possède pas la même variété de jeu que son adversaire ni son talent. Moins mobile, l'Américaine peut réduire ce handicap sur terre battue tout en étant capable de terminer un point rapidement et de faire jouer son expérience. Avantage Capriati donc.
LE POINT DE VUE
Olga Morozova, entraîneur d"Elena Dementiva depuis décembre 2003, est aussi la dernière joueuse russe ayant participé à la finale d'un tournoi du Grand Chelem, à Roland-Garros et à Wimbledon en 1974 (en 1988, la Bélarusse Zvereva jouait pour l'URSS) : "Le tennis s"est vraiment popularisé en Russie avec l"apparition sur le devant de la scène de Chesnokov mais surtout de Kafelnikov." "Une finale 100% russe, ce serait fabuleux. Je peux vous assurer que cela serait incroyable en Russie."






















