Le calvaire de Gaël Monfils continue. Sa débâcle mardi soir au premier tour de Stockholm face au 436e joueur mondial l'a renvoyé à ses doutes et entraîné beaucoup de questions sur son état physique. Le Français a fait part de son ras-le-bol au quotidien L'Equipe : ''Ce n'est pas si facile ce qui m'arrive cette année. De rentrer, de se concentrer, de croire qu'on revient... Et puis, on se refait mal", a confié le Français. "Il faut encore se repréparer pour, au final, ne pas encore être à 100%. Et derrière, c'est dur de produire un bon match de tennis. J'essaye surtout de ne pas me faire plus mal et, à la fin, c'est super dur de jouer contre soi en plus de l'adversaire''.
Face à des problèmes physiques constants depuis plusieurs années, Monfils, qui souffre toujours du genou droit, reconnaît qu'une opération est une possibilité, même s'il préfère l'éviter. "J'essaye de me soigner sans envisager l'extrême. Ce n'est pas facile de jouer avec une douleur, d'avoir des appréhensions. Là je ressens un peu un ras-le-bol de tout. Bien sûr, il y a l'alternative, mais je n'en ai pas forcément envie, donc j'essaye de faire tous les traitements avant de me résigner à prendre une grosse décision".
Gaël Monfils a donc le moral dans les chaussettes. Le joueur est face à un autre problème de taille, qui pourrait également continuer à lui miner le moral : le classement ATP. Il va en effet dégringoler aux alentours de la 80e place. Mais pire, le joueur accumule les "zéros". Au nombre de dix, dans ses dix-huit meilleurs résultats (ceux qui comptent pour le classement), il va les conserver un bon moment. Ce qui va sérieusement freiner un éventuel retour en haut du classement. Patrick Chamagne, coach du joueur, peste contre le règlement : "A Tokyo, il n'a pas joué par respect pour les spectateurs (...). Résultat : il prend un zéro à Tokyo, un zéro à Washington, des zéros partout. Et là, il se retrouve à jouer pour rien. C'est n'importe quoi !" Mais grimper à l'ATP reste une étape ultime car, avant tout, Monfils doit d'abord veiller à se refaire un physique et retrouver le moral.



AFP

















