Tennis - US Open
02/09/2010 - 01:30 - Mis à jour le 02/09/2010 - 23:23PHM, "encore quelque chose à faire"

Auteur d'une saison calamiteuse avec seulement 6 victoires au compteur, Paul-Henri Mathieu a créé l'une des sensations du premier tour de l'US Open en s'offrant le scalp de l'Australien Lleyton Hewitt. De quoi retrouver la foi ! Il affronte Guillaume Ruffin au 2e tour cet après midi.
Au cœur de l'avalanche de bons résultats décrochés par le clan tricolore au premier tour de l'US Open, Paul-Henri Mathieu sort du lot en compagnie d'Arnaud Clément, Jérémy Chardy, Michael Llodra et Julien Benneteau pour avoir réussi à faire chuter une tête de série. Vainqueur de l'Australien de Lleyton Hewitt, ancien numéro un mondial, pour la première fois de sa carrière, le Strasbourgeois s'est offert une bouffée d'oxygène inespérée, tant il semblait dernièrement hors du coup.
Un relâchement salvateur
Avec une seule victoire au compteur depuis le début du mois de juin, seulement six depuis le début de la saison, PHM vivait jusqu'alors, si ce n'est un inattendu huitième de finale au all England Club, une saison cauchemardesque, caractérisée par sa longue descente au classement mondial (109e). "Je suis content, cela fait du bien de gagner un match comme ça, surtout contre Hewitt. Je me souviens qu'un jour à Indian Wells, j'avais failli prendre 6-0, 6-0 contre lui, ça m'avait marqué", a ainsi reconnu Paulo. De quoi ne pas regretter de ne pas avoir prématurément mis fin à sa saison comme il l'avait évoqué au cours de l'été.
Au résultat, Paul-Henri Mathieu a ajouté la manière. Souvent critiqué pour sa fragilité mentale au cours de carrière, l'Alsacien a trouvé dans son statut d'outsider une bonne raison d'évoluer sans la moindre pression. "Comme j'étais en manque de confiance ces dernier temps, je savais que je n'avais rien à perdre et forcément, j'étais relâché dès le début du match", a-t-il ainsi estimé. Il s'est même montré étonnamment solide dans la cinquième manche décisive, face à un adversaire pourtant réputé pour son incomparable rage de vaincre. "Quand il est revenu à deux sets partout, je me suis dit que ça serait dommage de perdre 6-2 dans le cinquième en jouant crispé. Je préférais perdre en attaquant de façon relâchée qu'en étant crispé. Ce relâchement m'a permis de faire tout un peu mieux".
Paulo voit plus loin
Fort de ce succès imprévu, PHM ne pouvait cacher son soulagement et son bonheur à l'issue du match. "Il y a tellement peu de moments de bonheur dans une carrière par rapport à tous les sacrifices que l'on fait. Mais ça vaut quand même le coup", lâchait-il ainsi en conférence de presse avant de reconnaitre que malgré son classement actuel, sa saison manquée, il n'avait pas encore fait une croix définitive sur un éventuel exploit dans l'un d'un des quatre tournois majeurs. "Je ne suis jamais allé en quart ou en demi-finale et je crois qu'avec un peu de réussite, il y encore quelque chose à faire", ne s'est-il ainsi pas interdit de lancer. Mais avant de rêver d'une place en deuxième semaine, ou même dans le dernier carré, il devra au préalable se défaire de son jeune compatriote Guillaume Rufin. "Il est jeune, il aura très envie de me battre, il faudra que je fasse attention. Ce sera un match piège", d'autant plus que qu'il ne pourra pas cette fois s'appuyer sur un statut d'outsider.















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