Richard Gasquet n'y arrive pas. Bien plus entreprenant dans le jeu que lors de ses dernières sorties, le Biterrois a pourtant une nouvelle fois chuté en huitième de finale d'un Grand Chelem, cette fois-ci face à sa bête noire, David Ferrer. La faute à une mauvaise gestion de ses temps forts. "J'ai eu beaucoup d'occasions et j'aurais pu faire un autre match... Cela s'est joué à pas grand-chose, a-t-il regretté devant la presse. A 5-4, 0-40 (au deuxième set) j'essaye d'être offensif sur sa première balle mais j'attends un peu trop la deuxième. Je suis déçu d'avoir raté ces occasions et d'avoir perdu par trois sets à zéro. Car dans l'ensemble j'ai beaucoup mieux joué (ndlr: que lors des autres matches contre Ferrer). Je jouais bien, je n'ai pas été trop défensif."
Oui mais voilà, bien qu'il est réalisé son meilleur match depuis longtemps, Gasquet n'a pu que constater les dégâts face au N.5 mondial, reconnaissant également qu'il existe un fossé entre les membres du Top 5 et ceux qui les suivent. "J'ai joué au niveau des 15 premiers mondiaux, sans problème. Mais lui joue dans les cinq premiers, c'est ça le problème. Aujourd’hui, les cinq premiers sont meilleurs, ça c’est une réalité. Mais après il y a de la place pour être dans les 10 premiers, a ajouté le 14e joueur mondial, qui comptait 850 points de retard sur John Isner avant la quinzaine à Flushing Meadows. Des joueurs comme (Janko) Tipsarevic ou (Nicolas) Almagro, j'ai le niveau pour être devant eux. Je pense que j'en suis capable."
13 huitièmes perdus sur 14 joués en GC
Pour Gasquet, ce n'est donc pas un problème de niveau de jeu. D'autant qu'il ne se sent pas moins fort qu'en 2007, année de sa qualification pour le Masters lorsqu'il avait atteint les demi-finales à Wimbledon et finit l'année au huitième rang mondial. "Je ne me souviens pas dans ma carrière avoir spécialement mieux joué que ce soir (mardi), même quand j'étais 7e mondial ou même cet été quand j'étais en finale à Toronto (Masters 1000)", a -t-il assuré, plutôt satisfait de son bilan new-yorkais. "Je repars d'ici en confiance. Un huitième de finale, c'est un bon résultat. Mais tu espères toujours aller plus haut."
Pour cela, le Biterrois devra passer le cap des huitièmes de finale, lui qui reste sur 13 défaites en 14 demi-finales de Grand Chelem. Sur 2012, son gros regret, c'est Wimbledon. Si ses deux défaites contre Ferrer (Australie et US Open) et celle contre Murray à Roland-Garros relèvent de la logique, celle face à Florian Mayer à Wimbledon laisse un goût amer. "J'ai raté mon match contre (Florian) Mayer (cette année) à Wimbledon mais sur les autres, j'avais des adversaires plus forts que moi en face, Ferrer deux fois, Djokovic ou Murray, a-t-il avancé pour expliquer cette série noire. Je dois m'améliorer pour gagner ce genre de match." Un passage obligé si Gasquet veut retrouver le Top 10, qu'il n'a plus ré-intégré depuis juin 2008. Une éternité.





























