AFP

Novak Djokovic n'est plus un surhomme pour le moment... mais il a toujours le costume

Djokovic n'est plus un surhomme pour le moment... mais il a toujours le costume

Le 13/09/2016 à 13:54

US OPEN 2016 - Cela faisait deux ans et demi que Novak Djokovic n'avait plus connu deux échecs de suite en Grand Chelem. Cela ne remet pas en cause son statut de patron du circuit, encore moins sa place de numéro un mondial qu'il devrait conserver en fin de saison.

Qui l'aurait cru ? Après six mois d'écoeurement quasi-total de la concurrence, Novak Djokovic a subi un net coup d'arrêt cet été : en quatre tournois, le numéro un mondial en a perdu trois, les trois qu'il visait expressément : Wimbledon, les Jeux et l'US Open. Le Serbe a connu un début de saison idyllique avec le gain de six titres, dont celui après lequel il court depuis longtemps, Roland-Garros. Est-ce cette délivrance, synonyme de Grand Chelem à cheval sur deux saisons, qui l'a fait décompresser à tel point que la machine à gagner se soit enrayée ? Ou est-ce une blessure contractée début juillet qui l'a bel et bien plombé ?

En relativisant avec lui, on pourra noter que, pour un joueur en manque de sensations, atteindre la finale est tout à fait respectable... même s'il a été bien aidé par quelques circonstances favorables. Un forfait, deux abandons et un match "bizarroïde" face à Monfils l'ont emmené plus loin qu'espéré au départ. Aurait-il été aussi loin s'il avait croisé Juan Martin Del Potro en quart ou encore Kei Nishikori en demie ? Toujours est-il que Stan Wawrinka l'a ramené sur terre en le privant d'une victoire majeure pour la deuxième fois de suite, ce qui ne lui était plus arrivé depuis deux ans et demi (Open d'Australie/Roland-Garros 2014).

Vidéo - Wawrinka a régalé, Djokovic a tenté : le Top 5 des points de la finale de l'US Open

02:30

La place de numéro un mondiale comme moteur de fin de saison

Le Suisse est même le quatrième joueur à lui barrer la route à une marche du titre américain sur les dix dernières années, après Federer, Nadal et Murray. Il pointe désormais à cinq finales perdues à New York, ce qui est assez rare dans l'histoire. Ivan Lendl a vécu cela aussi à Flushing Meadows entre 1982 et 1989, avec cependant une victoire finale de plus que Djokovic (3). Andy Murray, lui, a connu cela aussi à l'Open d'Australie entre 2010 et 2016. Mais c'est une frustration encore plus forte car le Britannique n'a même jamais eu la chance d'y connaître le succès pour l'instant.

Pour l'actuel numéro un mondial, cette neuvième finale de Grand Chelem perdue est loin de remettre en cause son statut de patron du circuit. Lui même sait qu'il a encore le temps et l'énergie pour redonner un coup de collier quand le moment viendra. Son but de la fin d'année sera de conserver sa couronne de numéro un mondial jusqu'à la fin de l'année. Avec deux titres majeurs et une finale sous le bras (sans compter les cinq autres trophées engloutis en 2016), il peut être serein pour la suite. Andy Murray, son dauphin au classement, pointe à 2055 points du Serbe au classement ATP Race, calculé sur l'année, avant les tournées asiatique et indoor. Si rien n'est encore joué niveau mathématiques, l'heure n'est pas à la panique côté serbe.

"On apprend plus des défaites que des victoires. Quand on gagne, tout va bien et cela dissimule des choses qu'il faudrait changer. Quand vous perdez, vous vous remettez en cause. Vous regardez ce que vous pouvez faire différemment, je suis dans cette phase d'analyse et je vais continuer jusqu'à la fin de la saison pour être prêt pour 2017". Avec la saison indoor qui se profile et où il excelle, Djokovic aura encore toute la latitude pour terminer numéro un mondial en fin d'exercice pour la cinquième fois de sa carrière, comme Connors et Federer.

Vidéo - Wawrinka-Djokovic, les temps forts de la finale

02:12
0
0